Lomé, le 8 février 2025 –(©AfreePress)– La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la résiliation des contrats de 135 fonctionnaires originaires du Mali, du Niger et du Burkina Faso, désormais membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Cette mesure fait suite à la décision de ces trois pays de quitter officiellement l’organisation régionale, une annonce actée le 29 janvier 2025.
Les employés concernés, en poste au sein de la Commission, du Parlement, des agences spécialisées, de la Banque et des programmes de la CEDEAO, devront cesser leurs fonctions d’ici le 30 septembre 2025.
Conformément aux statuts internes de l’organisation, ils percevront trois mois d’indemnités compensatoires, et un mois de salaire par année d’ancienneté, avec un plafond fixé à douze mois.
Par ailleurs, selon les informations obtenues par l’agence de presse AfreePress, Radio France Internationale (RFI) a également mis fin aux contrats de plusieurs de ses collaborateurs originaires de ces trois pays, en raison des tensions diplomatiques qui en découlent.
Dans le même temps, un comité de négociation a été institué afin d’accompagner la sortie progressive des pays de l’AES de la CEDEAO. Les discussions porteront principalement sur les questions de la libre circulation des personnes et des biens, l’avenir des projets de développement en cours, et les implications économiques et institutionnelles du retrait de ces États.
Cette rupture marque un tournant majeur dans la vie la CEDEAO, qui voit son unité fragilisée par le départ du Mali, du Niger et du Burkina Faso, alors que des incertitudes persistent quant aux conséquences de cette scission sur la stabilité régionale.
Anika A. -AfreePress-









