Lomé, le 31 août 2026-(©AfreePress)- Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, participe ce lundi à Bichkek, au Kirghizistan, au 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Cette rencontre réunit les dirigeants des principaux pays d’Eurasie autour des grands enjeux sécuritaires, économiques et géopolitiques du moment.
La participation du Togo revêt une dimension particulière. Avec l’Égypte, le pays fait partie des États africains invités à ce rendez-vous, offrant ainsi une tribune à la voix du continent dans les discussions consacrées à l’évolution de la gouvernance mondiale et au renforcement du multilatéralisme.

Les échanges doivent notamment porter sur la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la cybercriminalité, mais aussi sur le développement des infrastructures, la connectivité entre les États et la recherche de nouveaux mécanismes de coopération financière.
Dans ce contexte, Faure Gnassingbé devrait mettre en avant les préoccupations du Sud global et rappeler les défis auxquels l’Afrique reste confrontée, notamment sur les plans sécuritaire et humanitaire. Il devrait également présenter l’expérience et la contribution du Togo dans la recherche de réponses durables aux crises qui affectent l’Afrique de l’Ouest et le continent.

Cette présence à Bichkek s’inscrit dans la stratégie de diversification des partenariats internationaux conduite par Lomé. Le Togo a progressivement renforcé ses relations avec plusieurs puissances d’Eurasie, notamment la Chine, la Russie et l’Inde, dans des domaines aussi variés que les infrastructures, l’économie, la sécurité et le développement social.
Créée en 2001, l’OCS s’est imposée comme une importante plateforme de coopération en Eurasie. Elle compte désormais dix membres à part entière : la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, l’Inde, le Pakistan, l’Iran et la Biélorussie, admise comme membre en 2024.
À ces membres s’ajoutent plusieurs partenaires de dialogue, parmi lesquels la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn, les Maldives, le Myanmar, le Sri Lanka, le Népal, le Cambodge, le Laos, l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

L’organisation cherche aujourd’hui à élargir son rayonnement au-delà de l’espace eurasiatique, notamment à travers un rapprochement avec l’Union africaine. L’objectif est de favoriser le dialogue et la coopération autour d’intérêts communs entre les pays d’Asie et d’Afrique.
Pour Lomé, le sommet de Bichkek constitue donc une nouvelle occasion de consolider sa diplomatie d’ouverture, de renforcer ses partenariats stratégiques et de faire entendre la position africaine dans les débats sur le nouvel ordre politique et économique international.
Albertine A.










