La décision rendue le 2 octobre 2026 par la Haute Cour de Singapour dans le dossier IBBM ne remettrait pas en cause, selon Cassiopée et DF Holding, la gouvernance opérationnelle du Groupe Castel. Les deux conseils d’administration réaffirment leur confiance au directeur général Gregory Clerc et annoncent la poursuite du processus destiné à remplacer IBBM par un gestionnaire de fonds professionnel indépendant.
Lomé, le 3 octobre 2026 –(©AfreePress)– La décision de la Haute Cour de Singapour rendue le 2 octobre dans le dossier IBBM n’a, selon Cassiopée et DF Holding, « aucune incidence » sur la gouvernance opérationnelle du Groupe Castel. Les deux conseils d’administration ont, dans la foulée, renouvelé leur confiance à Gregory Clerc, appelé à poursuivre ses fonctions de directeur général « sereinement » et en toute liberté.
Dans un communiqué publié après la décision judiciaire, les conseils d’administration de Cassiopée, holding de tête du Groupe Castel, et de DF Holding, sa holding opérationnelle, ont tenu à dissiper ce qu’ils présentent comme plusieurs ambiguïtés entourant la structure de contrôle du groupe.
Une gouvernance que les holdings veulent préserver
Les deux instances affirment que la procédure judiciaire engagée autour d’IBBM ne modifie pas le fonctionnement quotidien du Groupe Castel. Elles rappellent surtout qu’IBBM « n’est pas la société mère du Groupe Castel » et contestent, en conséquence, toute interprétation lui attribuant un rôle dans la conduite opérationnelle du groupe.
Selon Cassiopée et DF Holding, le contrôle ultime du groupe repose depuis plusieurs décennies sur des trusts, conformément à la volonté de son fondateur. Les trustees disposent notamment du pouvoir de nommer les administrateurs de Cassiopée et, par ce biais, de superviser la gouvernance du groupe.
Cette organisation, expliquent les conseils, vise à garantir un exercice indépendant et professionnel des responsabilités de gouvernance, avec pour référence les intérêts de l’ensemble des bénéficiaires et ceux du Groupe Castel.
IBBM dans le viseur d’un processus de remplacement
Au cœur du dossier figure le fonds IBBF, présenté dans le communiqué comme détenant les actifs du Groupe Castel. Ses trustees ont engagé depuis plusieurs mois une procédure destinée à sélectionner un nouveau gestionnaire de fonds professionnel, indépendant et agréé, appelé à succéder à IBBM.
Les trustees d’IBBF auraient récemment arrêté leur choix sur un nouveau gestionnaire. Sa nomination demeure toutefois subordonnée à plusieurs conditions, notamment à la révocation d’IBBM par les porteurs de parts d’IBBF.
C’est dans ce contexte que Romy Castel a saisi la justice singapourienne afin d’obtenir la suspension temporaire du processus de remplacement.
Pour Cassiopée et DF Holding, cette séquence ne remet pas en cause la perspective d’un changement de gestionnaire. Les conseils disent avoir « toute confiance » dans l’aboutissement du processus et dans l’arrivée, en temps voulu, d’un gestionnaire indépendant censé agir dans l’intérêt de l’ensemble des bénéficiaires.
Le communiqué recadre également la représentation de la famille Castel
Autre point soulevé par les deux conseils : la représentativité de Romy Castel. Le communiqué précise qu’elle représente l’une des cinq branches bénéficiaires et qu’elle ne saurait, selon les conseils, s’exprimer ou agir au nom de l’ensemble de la famille Castel.
Cassiopée et DF Holding rappellent à cet égard qu’une partie de la famille avait déjà exprimé publiquement, dans un communiqué du 28 août 2026, son désaccord avec sa démarche et son souhait de voir la direction du groupe poursuivre ses responsabilités « pleinement et sereinement », au bénéfice du Groupe Castel, de ses collaborateurs et de ses partenaires.
Gregory Clerc appelé à poursuivre sa mission
Dans ce climat de tensions autour de la structure de contrôle, les conseils d’administration cherchent surtout à envoyer un signal de continuité. Ils réaffirment leur « entière confiance » à Gregory Clerc et souhaitent qu’il puisse se consacrer « pleinement et librement » à ses fonctions de directeur général.
Marc Van de Walle, administrateur de Cassiopée, insiste par ailleurs sur la structure capitalistique de la holding de tête : aucune personne physique, y compris un membre de la famille fondatrice, n’en serait actionnaire. Les droits de vote sont exercés par une société de trust professionnelle, notamment pour la nomination des administrateurs, avec pour objectif déclaré de préserver les intérêts de l’ensemble des porteurs de parts d’IBBF.
Au-delà de la procédure judiciaire singapourienne, Cassiopée et DF Holding entendent ainsi afficher une ligne de conduite : continuité de la gouvernance, indépendance des organes de contrôle et maintien de Gregory Clerc aux commandes opérationnelles du Groupe Castel.
Olivier A.










