Lomé, le 24 novembre 2024-(©AfreePress)- Les violences basées sur le genre (VBG) restent une réalité alarmante pour de nombreuses femmes et filles au Togo. Fidèle à sa mission de défense des droits des femmes, WiLDAF-Togo s’engage pleinement dans la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, organisée chaque année du 25 novembre au 10 décembre.
Un contexte préoccupant
Selon les statistiques, 43 % des femmes togolaises ont déjà été victimes d’une forme de violence, qu’il s’agisse de violences conjugales, de mariages forcés, de harcèlement sexuel, de mutilations génitales féminines ou encore de violences physiques, morales et économiques. Ces chiffres traduisent une situation préoccupante, nécessitant une mobilisation collective pour protéger les femmes et filles. « Le silence et la normalisation de ces abus doivent cesser. Chaque femme et chaque fille mérite de vivre dans un environnement sûr et respectueux », souligne Anne-Colette Kpedji, Directrice Exécutive de WiLDAF-Togo.
Cette année, WiLDAF-Togo compte faire de la campagne des 16 jours d’activisme un moment fort de sensibilisation et de mobilisation nationale. Les activités prévues incluent : Causeries-débats dans les communautés rurales pour encourager les discussions ouvertes sur les VBG.
Sensibilisations scolaires pour éduquer les jeunes sur les droits des filles
Campagnes digitales visant à atteindre une large audience en ligne. Ateliers avec les leaders communautaires pour renforcer leur rôle dans la lutte contre les violences. « Nous voulons toucher toutes les couches de la population, des décideurs aux élèves, afin de susciter une prise de conscience collective et une action immédiate », explique Mme Kpedji.
WiLDAF-Togo souhaite faire passer un message fort. Briser le silence , renforcer la protection et appliquer les lois. La lutte contre les violences basées sur le genre nécessite également une volonté politique accrue. WiLDAF-Togo, en partenariat avec des mouvements tels que #EnfantsPasEpouses, appelle les autorités à renforcer les lois contre les mariages forcés et à allouer des ressources suffisantes pour leur application.
L’importance des médias et des collaborations
Pour maximiser l’impact de la campagne, WiLDAF-Togo compte sur les médias pour diffuser ses messages à l’échelle nationale. Des reportages, des interviews et des émissions thématiques mettront en lumière les défis liés aux VBG, notamment les mariages précoces, qui touchent encore une proportion inquiétante des filles au Togo. « Nous avons besoin de partenaires solides, y compris des médias, pour amplifier nos voix et atteindre un plus grand public », affirme Mme Kpedji.
Si les campagnes de sensibilisation comme les 16 jours d’activisme sont cruciales, WiLDAF-Togo rappelle que la lutte contre les violences basées sur le genre est un combat de tous les jours. Il nécessite non seulement un changement des mentalités mais aussi des actions concrètes pour protéger les femmes et les filles, bâtir une société équitable, et mettre fin à un fléau qui freine le développement social. Les 16 jours d’activisme ne sont donc pas une fin en soi, mais une étape importante pour rappeler que le respect des droits des femmes et des filles est un préalable indispensable au progrès.
Etona SOSSOU










