Lomé, le 18 septembre 2024-(©AfreePress)-L’Africaine des Services Médias et Communication (ASMECOM) a démarré, depuis le lundi 16 septembre 2024 à Kpalimé, (120 km au sud-ouest de Lomé) un atelier de sensibilisation et de formation à destination des journalistes togolais.
Cet atelier, d’une durée de trois jours, a pour but de renforcer leurs compétences sur le cadre juridique encadrant le journalisme à l’ère numérique au Togo, tout en mettant l’accent sur les défis liés à la sécurité numérique des plateformes médiatiques. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet : « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo ». Projet financé par l’Union Européenne et piloté par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO), en partenariat avec l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) et le Réseau Inter-Africain des Femmes, Médias, Genre et Développement (FAMEDEV).
Un Atelier essentiel pour le journalisme 2.0
Durant cet atelier, une quinzaine de journalistes ont pris le temps de revisiter les textes législatifs qui régissent le journalisme en ligne au Togo. En parallèle, ils ont également bénéficié d’une formation sur les meilleures pratiques destinées à renforcer la sécurité numérique de leurs sites d’information, afin de mieux répondre aux défis de la cybersécurité dans un environnement de plus en plus numérisé.
Le volet juridique de l’atelier a permis aux participants de se familiariser avec un mini-guide en cours de rédaction, destiné à fournir une vue d’ensemble des lois les plus pertinentes dans leur domaine, notamment dans un contexte où le code de la presse togolaise ne couvre pas encore toutes les plateformes numériques.
Diagnostic et sécurité des médias numériques
L’atelier a aussi pour objectif de dresser un état des lieux des vulnérabilités des médias bénéficiaires grâce à des sessions personnalisées. À l’issue de ces trois jours de formation, les journalistes et leurs médias ont été mieux équipés pour respecter les normes du journalisme numérique et renforcer la sécurité de leurs sites web contre les cybermenaces. Cela inclut non seulement la protection de leurs infrastructures numériques mais aussi la sauvegarde de la confidentialité de leurs sources et la sécurité de leurs informations.
Le programme de formation piloté par l’ASMECOM a déjà réuni, lors de deux webinaires précédents, plusieurs acteurs des médias et de la société civile autour des mêmes thématiques. La session de Kpalimé, qui constitue l’avant-dernière étape du programme, est soutenue financièrement par l’Union Européenne. Le Secrétaire Général de la préfecture de Kloto, M. Essolabina Bakaï, a officiellement ouvert les travaux. Dans son discours d’ouverture, il a rappelé les objectifs de la rencontre qui, a-t-il dit, s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises de promouvoir la professionnalisation du secteur des médias.
Dans son discours d’ouverture, le Secrétaire Général a rappelé que le gouvernement togolais reste attaché au développement et à l’épanouissement du secteur médiatique. Il a salué la tenue de cet atelier, qui vise, selon lui, à outiller les journalistes pour mieux appréhender les défis du numérique tout en respectant le cadre juridique et les principes de la sécurité numérique. M. Bakaï a également exprimé sa reconnaissance envers l’ASMECOM pour son engagement à renforcer les capacités des journalistes togolais.
Pour sa part, Carlos TOBIAS, le premier responsable de l’ASMECOM a insisté sur la fulgurante transformation digitale des sociétés d’aujourd’hui. “La sécurité numérique est devenue un sujet de grands enjeux, notamment pour les artisans de l’information que nous sommes. Pour nos sources, pour nous-mêmes et pour nos lecteurs, nous nous devons de veiller à la sécurité de nos plateformes numériques. Dans un environnement numérique fortement pollué par les fausses informations et toutes sortes de menaces, notre vulnérabilité a souvent des impacts désastreux sur notre crédibilité, la sécurité physique de nos sources et de nous-mêmes. Aussi, notre confiance en soi est mise à rude épreuve lorsque, nous-mêmes par mégarde ou négligence nous mettons à mal la sécurité de nos infrastructures numériques, ou lorsque malgré tout, des cybercriminels s’en prennent à nos plateformes numériques. Les experts qui nous entretiendront nous aideront d’une part à mieux maîtriser les règles juridiques qui encadrent l’exercice de notre profession à l’ère du numérique, et d’autre part, à acquérir de nouvelles aptitudes afin de nous permettre d’être plus alerte face aux menaces numériques”, a-t-il indiqué dans son intervention.
Olivier A.










