Lomé, le 15 octobre 2025 -(©AfreePress)– Le Togo a célébré, mardi 14 octobre 2025, en différé, la Journée mondiale de la population (JMP), couplée au lancement du Rapport 2025 sur l’état de la population mondiale. La cérémonie, tenue à Lomé, a réuni plusieurs personnalités, dont Essohanam Edjéou, Directeur de cabinet du ministère de la Planification du développement et de la Coopération, représentant son ministre, la Représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) Mme Élise Kakam, des chefs traditionnels, des universitaires et des professionnels des médias.
Placée sous le thème : « Donnez aux jeunes les capacités de fonder les familles qu’ils souhaitent dans un monde juste et porteur d’espoir », cette édition a été couplée au lancement du Rapport sur l’état de la Population mondiale intitulé : « La véritable crise de la fécondité : la quête du libre-arbitre en matière de procréation dans un monde en mutation ». Occasion de revenir sur les défis liés à la fécondité, aux aspirations familiales et aux droits reproductifs des jeunes.
Le rapport mondial 2025, présenté par M. Kossi Kanozogo Mensah, chargé de programme en population à l’UNFPA Togo, met en lumière une réalité préoccupante, la crise de fécondité. « La véritable crise de la fécondité ne réside pas dans le nombre d’enfants que les gens ont, mais dans le fait qu’ils ne peuvent pas avoir ceux qu’ils souhaitent », a indiqué à cette occasion Kossi Kanozogo Mensah.

Selon son analyse, de nombreux obstacles — économiques, sociaux, sanitaires, environnementaux ou politiques — limitent encore la liberté des jeunes à concrétiser leurs projets de vie familiale. Le document plaide pour la mise en place d’un environnement propice à l’exercice du libre choix, afin que chaque individu puisse envisager un avenir où ses droits et ses aspirations sont respectés.
La rencontre a également servi de cadre à la présentation d’une étude conjointe de l’Université de Lomé, à travers son Unité de Recherche Démographique (URD), ainsi que de l’INSEED, et d’une université canadienne, sur le thème : « Comprendre les dynamiques familiales en Afrique : focus sur les familles recomposées dans un contexte d’urbanisation rapide ».
Présentée par Lambert Amégée, chercheur à l’Université de Lomé, cette étude explore les effets des transformations conjugales – divorces, remariages, recompositions familiales – sur la santé, la nutrition et la réussite scolaire des enfants. Elle met en garde contre les risques d’exclusion et de vulnérabilité des enfants issus de ces structures familiales complexes.
Prenant la parole, Mme Élise Kakam, Représentante résidente de l’UNFPA au Togo, a salué la pertinence du thème et rappelé que cette double commémoration constitue « une tribune d’interpellation sur les enjeux liés à la croissance inclusive et au développement humain durable».

Elle a fait savoir que la question de la fécondité dépasse les considérations démographiques. « C’est une invitation à réfléchir sur notre capacité collective à garantir aux jeunes le droit de décider librement du moment et du nombre d’enfants qu’ils souhaitent avoir », a-t-elle déclaré.
Au nom du gouvernement, Essohanam Edjeou, Directeur de cabinet du ministère de la Planification du développement et de la Coopération, a salué l’engagement constant du président de la République et des partenaires au développement sur les questions démographiques. Il a officiellement lancé la Journée mondiale de la population 2025 et reçu symboliquement le rapport mondial 2025.
Instituée en 1989 par l’UNFPA, la Journée mondiale de la population est célébrée chaque 11 juillet. Elle met en lumière les défis et opportunités liés à la dynamique démographique mondiale et à la promotion du bien-être des populations.
BLEWOUSSI R.










