Lomé, le 03 janvier 2026 -(©AfreePress)- Le gouvernement béninois a vigoureusement réagi aux nouvelles accusations portées par les autorités nigériennes à la suite de l’attaque survenue dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier 2026 contre l’aéroport international de Niamey. Tout en rejetant fermement toute implication, Cotonou prévient qu’aucune menace ne sera prise à la légère.
S’exprimant sur la situation, Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement du Bénin, a indiqué que les autorités béninoises accordent une attention particulière aux réactions des populations nigériennes, lesquelles, selon lui, désavouent largement les accusations formulées par leurs dirigeants.
« J’ai été heureux de constater que, à la suite des déclarations du général Tiani, nombre de ses compatriotes, notamment sur les réseaux sociaux, disent ne pas y croire. J’ai lu beaucoup de réactions allant dans le même sens : “ça suffit, laissez le Bénin, les Béninois sont nos frères” », a-t-il déclaré.
Toutefois, le porte-parole du gouvernement béninois a tenu à rappeler la fermeté de la position officielle. « Nous ne prendrons aucune menace à la légère », a-t-il averti, soulignant que le Bénin demeure vigilant face à toute tentative de déstabilisation ou de mise en cause de sa souveraineté.
Dans la nuit incriminée, des individus armés ont attaqué l’aéroport de Niamey, une opération que les autorités militaires au pouvoir affirment avoir rapidement contenue et repoussée. Qualifiant l’incident de « tentative d’infiltration menée par des mercenaires téléguidés », le chef du régime nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a publiquement mis en cause le Bénin, la Côte d’Ivoire et la France, les accusant d’être les commanditaires présumés de l’attaque.
Depuis l’accession au pouvoir du régime militaire au Niger, le 26 juillet 2023, les relations diplomatiques entre Niamey et Cotonou connaissent une dégradation persistante, ponctuée de vives tensions politiques et sécuritaires. Le Niger maintient notamment la fermeture de ses frontières avec le Bénin, malgré les multiples appels à l’apaisement lancés par Cotonou et les initiatives de médiation, y compris celles portées par la Chine, en vue d’un réchauffement des relations bilatérales.
Dans ce climat régional fragile, le Bénin réaffirme sa volonté de préserver la paix et la stabilité, tout en appelant à la retenue et au sens des responsabilités dans les discours et les actes.
Olivier A.









