
Lomé, le 19 septembre 2026-(©AfreePress)- Une infrastructure peut changer le visage d’un village sans faire de bruit. Dans la région des Plateaux, 305 nouveaux points d’eau viennent répondre à l’un des besoins les plus fondamentaux des populations rurales. Le Togo a officiellement réceptionné, vendredi 18 septembre 2026 à Abalo Kopé, dans le canton de Wahala, préfecture de Haho, les ouvrages réalisés dans le cadre du Projet d’hydraulique villageoise du Togo, fruit de la coopération sino-togolaise.
La cérémonie a réuni le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, le gouverneur de la région des Plateaux, Dadja Maganawé, des responsables de l’administration, des élus, des autorités traditionnelles et religieuses, ainsi que de nombreux bénéficiaires.

Un projet qui dépasse les chiffres
Initialement conçu pour réaliser 300 forages, le projet a finalement permis d’obtenir 305 forages positifs, à l’issue de 413 opérations de forage. Les ouvrages, équipés de pompes manuelles, sont répartis dans 285 villages des 12 préfectures de la région des Plateaux. Les travaux, lancés le 19 décembre 2024, ont été exécutés par Zhongmei Engineering Group Co., Ltd, avec l’accompagnement des services techniques togolais.
Dans son intervention au cours de la cérémonie de réception, le mùinistre Séna Alipui a placé cette réalisation dans une perspective plus large que celle d’un simple chantier hydraulique. Pour le ministre, chaque forage constitue une réponse concrète aux besoins essentiels des populations.

« Lorsqu’un forage est réalisé dans une communauté, ce n’est pas seulement un ouvrage qui est construit », a-t-il souligné et de poursuivre en indiquant que l’accès à l’eau potable touche directement à la santé, à l’hygiène, à l’éducation, à la dignité et aux activités économiques. La disponibilité d’un point d’eau à proximité doit notamment permettre aux populations, particulièrement aux femmes et aux enfants, de réduire le temps consacré à la recherche quotidienne d’eau et de le réinvestir dans les activités économiques, scolaires et familiales.
Le ministre a également inscrit ces réalisations dans l’ambition nationale d’une réduction progressive des disparités territoriales d’accès à l’eau potable, avec pour horizon 2030 l’accès de tous les Togolais à l’eau potable. Ces infrastructures hydrauliques permettre afin, a-t-il souligné, de « réduire progressivement les disparités d’accès à l’eau potable, d’améliorer les conditions de vie des populations rurales et surtout d’atteindre à l’horizon 2030 l’objectif de Son Excellence le Président du Conseil, Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, qui est l’accès de l’eau potable à tous les Togolais ».

Wang Min : « un nouvel élan » à la coopération sino-togolaise
Prenant la parole, l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a présenté le projet comme une illustration concrète de la coopération entre Lomé et Pékin. Elle a rappelé que la réalisation des infrastructures avait dû composer avec des contraintes techniques, notamment les conditions géologiques et la saison des pluies.
Selon elle, les équipes chinoises et togolaises sont néanmoins parvenues à achever les travaux six mois avant l’échéance prévue, ce qu’elle a présenté comme le résultat d’un effort conjoint.

L’ambassadrice a surtout insisté sur la finalité humaine du projet qui est d’améliorer les conditions de vie dans les villages, faciliter l’accès à l’eau potable et créer un environnement plus favorable au développement agricole et à la revitalisation rurale.
Elle a également replacé cette réalisation dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays, estimant que les infrastructures hydrauliques constituent l’un des résultats tangibles de cette coopération.

La pérennité, désormais au cœur des préoccupations
Le directeur régional de l’Eau et de l’Assainissement des Plateaux, Koffitsè Kogo a de son côté, détaillé les résultats techniques du projet. Il a notamment précisé que les 413 forages réalisés avaient permis d’identifier 305 ouvrages positifs, lesquels ont été aménagés et dotés de pompes manuelles.
Mais la réception des ouvrages ne marque pas la fin du processus. Les responsables ont insisté sur la nécessité de préserver les installations, d’assurer leur entretien et de signaler rapidement toute panne ou dégradation.

Le gouverneur des Plateaux, Dadja Maganawé, a, lui, mis l’accent sur l’impact quotidien de ces infrastructures. « Un point d’eau peut sembler être un ouvrage parmi tant d’autres », a-t-il observé, avant de rappeler que, pour une communauté contrainte de parcourir de longues distances à la recherche d’une eau saine, il représente « du temps gagné, des risques réduits » et de meilleures conditions de vie.
Ainsi, derrière les 305 forages officiellement remis, se dessine un enjeu plus vaste qui est la transformation durablement des conditions d’accès à l’eau en milieu rural pour faire de chaque ouvrage un investissement pérenne au service des communautés.
Olivier A.
AfreePress – L’information au service de votre visibilité.
Agence de presse bilingue français-anglais
agenceafreepress@gmail.com | (+228) 98 29 99 82 / 90 00 47 6









