Lomé, le 29 août 2026-(©AfreePress)- La première édition des Awards des Praticiens de la Médecine Traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest (APMTAO) a eu lieu, vendredi 28 août 2026 à Lomé, sous le signe de la reconnaissance, de la valorisation des savoirs thérapeutiques africains et de la souveraineté sanitaire du continent.
Organisée par l’Organisation des Chercheurs et Médecins Holistiques (OCMH), avec le soutien de l’Université de Lomé et le parrainage du ministère togolais de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, l’événement a réuni des praticiens, chercheurs, professionnels de santé et acteurs institutionnels venus de huit pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Togo, le Ghana, le Bénin, le Burkina Faso, le Nigeria, la Côte d’Ivoire et la Guinée.

Au total, 140 récipiendaires, dont 128 praticiens de médecine traditionnelle, ont été distingués pour leur contribution au développement et à la promotion de cette médecine.
Prenant la parole au nom de l’Université de Lomé, le Premier vice-président, Professeur Komlan Batawila, a appelé à une meilleure documentation, à l’encadrement et à l’évaluation scientifique des pratiques traditionnelles. Selon lui, le rapprochement entre savoirs ancestraux et recherches scientifiques doit permettre de mieux répondre aux exigences contemporaines de qualité, de sécurité, d’efficacité et d’éthique.
Représentant le ministre de la Santé, le chef de la Division de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles, Dr Koboyo Malou, a, pour sa part, invité les praticiens à faire preuve de professionnalisme, de probité et d’excellence. Il a réaffirmé la disponibilité du ministère à accompagner la professionnalisation et a plaidé pour la réglementation du secteur.

Cette initiative, a indiqué le président de l’APMTAO, Bedi Djinekou Senam, s’inscrit dans une dynamique de « révolution sanitaire panafricaine ». Le Burkina Faso, pays d’honneur de cette première édition, a donné son nom à la promotion 2026, baptisée Promotion « Ibrahim Traoré ».
Parmi les récipiendaires, le togolais Komlavi Anoumou Akpagan s’est dit « valorisé » par cette distinction, qu’il considère comme une motivation supplémentaire à poursuivre ses efforts. Il a appelé les praticiens à travailler davantage ensemble pour améliorer l’accompagnement des patients et contribuer à la santé des populations.

Les APMTAO devraient désormais se tenir tous les deux ans. Le pays hôte de la deuxième édition, prévue en 2028, sera désigné ultérieurement.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent faire de la médecine traditionnelle un levier de recherche, d’innovation et de souveraineté sanitaire en Afrique.
Albertine A.










