Lomé, le 25 octobre 2025 -(©AfreePress)- La ville de Kara s’apprête à devenir, du 28 au 30 octobre, le carrefour du coton togolais. La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) organise, au Palais des Congrès de Kara, la troisième édition des Retrouvailles du coton togolais, un rendez-vous placé sous le signe de l’innovation et du développement durable.
L’événement (voire la vidéo d’annonce de l’événement) réunira 190 délégations, 15 pays représentés, 25 start-ups agri-tech et 39 coopératives villageoises avec pour objectif de repenser la filière, renforcer la productivité et promouvoir un coton togolais compétitif sur le marché international.
La NSCT ambitionne de faire du Togo une plateforme régionale du “coton 4.0”, un coton durable, traçable et à forte valeur ajoutée. Cette stratégie repose sur plusieurs réformes majeures à savoir la généralisation des semences Bt tolérantes à la sécheresse, l’extension du système d’irrigation goutte-à-goutte sur 30 000 hectares, la création de trois zones logistiques sèches à Sokodé, Mango et Dapaong, la mise en service, d’ici juin 2026, d’une filature d’une capacité de 50 000 tonnes par an dans le pays.
Ces initiatives devraient porter la valeur économique de la filière de 180 à 410 milliards de FCFA à l’horizon 2030, selon Dr Koffi Hounkpè, économiste à la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD).
Le point culminant de la rencontre sera le lancement du “Coton-Togo Trace”, une plateforme basée sur la technologie blockchain, développée en partenariat avec la start-up française Tilkal. Ce dispositif permettra de suivre, via QR code, le parcours de chaque balle de coton depuis la parcelle de production jusqu’au port autonome de Lomé. L’objectif est de garantir la traçabilité, de rassurer les acheteurs européens sur l’absence de travail des enfants et de réduire de 32 % l’empreinte carbone d’ici 2028.
En trois jours, Kara se positionne ainsi comme le nouveau centre névralgique du coton togolais, décidé à tisser un avenir plus prospère pour les producteurs et pour l’économie nationale.
Olivier A.









