Lomé, 30 octobre 2025 –(©AfreePress)– Informer régulièrement les Directeurs généraux sur la gestion de leurs institutions, identifier les difficultés rencontrées et proposer des solutions durables. Tel est l’un des défis majeurs que s’est fixé l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Togo (APSFD-Togo).
Cette année, l’association a tenu son Assemblée générale (AG) annuelle à Kpalimé, autour d’un thème novateur : « Intelligence émotionnelle et intelligence artificielle, comment s’en servir pour la croissance des IMF du Togo ».
Le Directeur exécutif de l’APSFD-Togo, Ange Kossivi Kétor, revient sur les grandes lignes de cette rencontre.
AfreePress : Vous êtes le Directeur exécutif de l’APSFD-Togo. Vous avez récemment organisé une Assemblée générale de votre structure. Quel en était l’objet ?
Ange Kossivi Kétor : Nous avons tenu notre Assemblée générale le 11 septembre 2025 à Kpalimé. C’est une obligation statutaire qui nous permet de rendre compte aux membres des activités réalisées au cours de l’exercice écoulé.
L’AG réunit les Directeurs généraux des institutions de microfinance (IMF). Sur les 70 institutions agréées au Togo, 63 sont membres de notre association, et 50 Directeurs généraux ont pris part à cette session.
Au cours de cette rencontre, nous avons adopté plusieurs rapports. Les rapports moral, d’activités, du comité d’éthique, du trésorier et du commissaire aux comptes.
Nous avons également pris dix résolutions, dont cinq concernent la gestion comptable, les résultats financiers et leur traitement.
Les autres portent sur la lutte contre les structures illégales, la gestion des crédits de gros montants, la diffusion d’informations stratégiques et la construction prochaine du siège de l’APSFD-Togo.
Le lendemain, une formation pratique a été organisée à l’intention des Directeurs généraux, axée sur la gestion des crédits importants.
AfreePress : Quelles ont été les particularités de cette édition ?
A.K. Kétor : Le thème choisi illustre notre volonté d’inscrire la microfinance togolaise dans la modernité.
La conférence inaugurale a montré comment l’intelligence artificielle (IA) peut servir de levier pour améliorer la gestion des opérations financières, la relation client ou encore la prévention des risques.
Quant à l’intelligence émotionnelle, elle renvoie à la capacité des dirigeants à mieux gérer leurs émotions et celles de leurs collaborateurs, un facteur clé dans la performance des institutions.
Autre particularité, pour la première fois, l’Assemblée générale a été délocalisée hors de Lomé, à Kpalimé, dans une démarche d’ouverture et de proximité avec nos membres régionaux.
AfreePress : Que retenir de positif concernant les systèmes financiers décentralisés au Togo ?
A.K. Kétor : Nos institutions se réunissent tous les six mois pour rendre compte de leurs activités, mais aussi pour informer l’opinion publique.
Le principal atout des systèmes financiers décentralisés, c’est la proximité avec les populations vulnérables. Beaucoup de citoyens n’ont pas accès aux banques traditionnelles, faute de garanties, de titres fonciers ou de documents administratifs.
Les institutions de microfinance comblent ce vide en offrant des crédits adaptés, parfois de faibles montants, et en privilégiant une approche humaine.
Notre spécificité, c’est justement cette proximité avec la clientèle, quel que soit son niveau social ou économique — une approche que les grandes institutions financières n’adoptent pas toujours.
Propos recueillis par René Bléwoussi (AfreePress.tg)









