Lomé, le 07 novembre 2025-(©AfreePress)- Confronté à la récurrence des inondations dans plusieurs de ses localités vulnérables, le Togo déploie désormais une stratégie préventive d’envergure pour limiter les impacts humains et matériels de ces catastrophes. À travers le Plan de Préparation et de Réponses aux Inondations (PPR), initié en 2024, et la tenue régulière d’exercices de simulation dirigés par l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC) et la Croix-Rouge Togolaise (CRT), le pays affine son mécanisme d’anticipation face aux risques climatiques.
Les préfectures de la région Maritime — Bas-Mono, Lacs, Yoto et leurs zones limitrophes — historiquement exposées aux crues saisonnières, bénéficient d’un ensemble de mesures structurelles et organisationnelles déployées depuis 2024.
Le PPR se veut un cadre opérationnel national de prévention et de réaction rapide, conçu pour neutraliser les débordements fluviaux récurrents et protéger durablement les communautés exposées.
Dans cette optique, un exercice grandeur nature de simulation d’inondation a récemment été conduit conjointement par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) et la Croix rouge togolaise (CRT). Cette opération a permis de tester l’efficacité des systèmes d’alerte précoce et d’évaluer la réactivité des comités locaux de gestion de crise.
« Ces manœuvres nous ont permis d’évaluer la mise en œuvre effective des rôles au sein des comités d’urgence et d’améliorer la sensibilisation des populations aux mesures de prévention et de riposte », a indiqué Jean Kékéli Akrosu, Coordonnateur régional Maritime de la Croix-Rouge Togolaise.
L’ANPC inscrit ces initiatives dans une stratégie nationale de renforcement de la résilience communautaire face aux effets du changement climatique, de plus en plus marqués dans le sud du pays.
Pour consolider le dispositif d’alerte instauré en 2024, le Plan de Préparation et de Réponses aux Inondations bénéficie d’un financement mixte, soit 50 millions de FCFA issus du budget national et 1,69 milliard de FCFA d’appuis extérieurs. Ces ressources soutiennent la logistique, la formation des équipes locales et la sensibilisation communautaire.
Parallèlement, plusieurs projets structurants viennent appuyer cette dynamique. Le projet RAINE (Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-Inondation) s’attelle à désengorger les quartiers les plus exposés de la ville de Lomé et de sa périphérie, tandis que le programme WACA dote les services nationaux d’équipements de surveillance et d’intervention de dernière génération.
Dans le même élan, l’ANPC a réceptionné un lot d’équipements ultramodernes d’une valeur de 500 millions de FCFA, fournis par l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET), afin de renforcer les capacités d’alerte précoce et d’intervention rapide sur l’ensemble du territoire.
À travers cette stratégie intégrée, le Togo s’inscrit résolument dans une démarche proactive de gestion des risques climatiques, privilégiant la prévention à la réaction. Une orientation qui témoigne de la volonté du gouvernement de protéger durablement les populations et de préserver les acquis du développement face aux dérèglements météorologiques croissants.
BLEWOUSSI R.









