©AfreePress-(Lomé, le 18 juillet 2022)-Le torchon brûle entre le Mali et la Côte d’Ivoire. À l’origine de la brouille, l’arrestation de 49 militaires de nationalité ivoirienne. Ils ont été interpellés, dimanche 10 juillet 2022 à l’aéroport international Modibo Kéita de Bamako.
Ces hommes lourdement armés sont considérés par le gouvernement de transition du Mali comme des mercenaires. Une position rejetée par les autorités ivoiriennes qui indiquent d’ailleurs que ces soldats sont au Mali dans le cadre d’une opération de soutien logistique à la mission des Nations unies au Mali (MINUSMA).
Version démentie par la haute hiérarchie des Casques-bleus qui dit, de son côté, ne pas connaître ces soldats ivoiriens.
La situation reste jusqu’ici très tendue entre les deux pays et des voix se lèvent pour solliciter la méditation du Président togolais, Faure Gnassingbé.
En-tout-cas, c’est ce que recommande l’ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro qui a réagi depuis son exil.
« Nous sollicitons une implication du Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé et l’appui du Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, pour trouver une solution africaine qui préserve avant tout la dignité de tous », a-t-il indiqué dans un communiqué rendu public, dimanche 17 juillet 2022.
Le N°1 togolais est reconnu pour son engagement pour la paix dans la sous-région, et surtout son implication dans le dossier malien ayant conduit à la levée des sanctions de la CEDEAO.
Faure Gnassingbé va-t-il donner une suite favorable à cet appel de pied de l’actuel bête noire du pouvoir ivoirien ? La question reste posée.
Anika A. (+22891024439)









