Lomé, 11 mars 2026 -(©AfreePress) – La capitale togolaise accueille une rencontre stratégique du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Mardi 10 mars, la première vice-présidente de l’Assemblée nationale du Togo et présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahim, a procédé à l’ouverture officielle de la réunion délocalisée des Commissions mixtes chargées de l’éducation, de la santé et des télécommunications et technologies de l’information et de la communication (TIC).
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de plusieurs ministres et de parlementaires venus des États membres, de chefs de délégations étrangères, de diplomates accrédités au Togo ainsi que de représentants d’organisations de la société civile.

Dans son allocution d’ouverture, la présidente du Parlement de la CEDEAO a mis l’accent sur le rôle déterminant de l’éducation dans la construction des sociétés modernes. Selon elle, « l’éducation est le socle de toute nation prospère », insistant sur son importance stratégique pour assurer la souveraineté intellectuelle, économique et sociale des États de la région.
Elle a particulièrement plaidé pour une transformation profonde des systèmes éducatifs ouest-africains afin qu’ils répondent davantage aux réalités économiques et sociales de la région.
Placée sous le thème : « Renforcer l’alignement des programmes éducatifs sur les besoins socio-économiques de la région de la CEDEAO », cette rencontre entend aborder la question des défis majeurs liés à la mutation technologique mondiale, à l’adéquation entre les formations et le marché du travail, ainsi qu’aux exigences de la diversification industrielle.

Pour Hadja Mémounatou Ibrahim, plusieurs réformes s’imposent. Elle a relevé la refonte des curricula, la promotion de l’enseignement technique et professionnel et l’anticipation des compétences de demain. Ces transformations, a-t-elle insisté, sont indispensables pour convertir le dynamisme démographique de l’Afrique de l’Ouest en un véritable dividende économique et social.
La Présidente du parlementaire de la CEDEAO a également rappelé l’existence du Protocole A/P3/1/03 de la CEDEAO, qui offre un cadre juridique facilitant l’harmonisation des politiques éducatives et la promotion d’une éducation de qualité, inclusive et adaptée aux défis contemporains.
Évoquant les initiatives nationales, Hadja Mémounatou Ibrahim a indiqué que le Togo a déjà engagé plusieurs réformes visant à moderniser son système éducatif. Sous l’impulsion du président Faure Essozimna Gnassingbé, des programmes favorisant la collaboration entre établissements d’enseignement et secteur privé ont été lancés, tout comme la promotion de l’éducation entrepreneuriale et le développement de la formation continue.

Elle a par ailleurs insisté sur l’interconnexion stratégique entre éducation, santé et technologies numériques. Selon elle, la formation des professionnels de santé doit être adaptée aux besoins réels des populations ouest-africaines, tandis que la transformation numérique va constituer un levier majeur pour améliorer l’accès à l’éducation et aux services de santé.
Le développement des TIC, a-t-elle ajouté, permettra notamment de réduire la fracture numérique et de renforcer la cybersécurité dans la région.
En conclusion, la présidente du Parlement de la CEDEAO a invité l’ensemble des acteurs – gouvernements, institutions académiques, secteur privé, organisations de la société civile et partenaires techniques et financiers – à unir leurs efforts pour formuler des recommandations concrètes.
L’objectif, a-t-elle fait savoir, est de bâtir des systèmes éducatifs performants capables de préparer efficacement la jeunesse ouest-africaine aux défis et aux opportunités de demain.
La tenue de cette réunion parlementaire à Lomé constitue, selon plusieurs observateurs, une étape importante dans le processus d’intégration régionale et dans la construction d’un capital humain compétitif au service du développement durable de la CEDEAO.
Albertine A.









