Lomé, le 31 mars 2026-(©AfreePress)- Le Réseau des Femmes Professionnelles de l’Eau, de l’Environnement et de l’Assainissement du Togo (RFPEEAT) a tenu, le vendredi 27 mars 2026 une rencontre d’échanges dans le cadre de la célébration en différée de la Journée internationale des droits des femmes.
L’événement, tenu au marché moderne de Cacaveli, a rassemblé les directeurs du secteur et les femmes de la Société de Patrimoine Eau et Assainissement (SP-Eau) et de la Togolaise des Eaux (TDE).
Dans son mot de bienvenue, la présidente du réseau, Mme Mariama Awanou, a salué la forte mobilisation de ses collègues. Elle a rappelé, en outre, les objectifs de la rencontre, qui selon elle, est à la fois un moment de célébration et un cadre de sensibilisation visant à renforcer la présence et l’impact des femmes dans le secteur de l’eau. Elle a également exprimé sa reconnaissance envers les directeurs généraux des deux structures pour leur soutien constant.

Représentant le directeur général de la TDE, Henri Amegan-Ayadenou a mis en avant le rôle essentiel de la femme dans la société et les organisations. Il a encouragé les participantes à transformer leurs réflexions en actions concrètes, à faire preuve d’innovation et d’engagement, tout en maintenant une rigueur professionnelle exemplaire. Selon lui, les femmes doivent continuer à démontrer leur valeur par leur discipline et leur sens des responsabilités.
Le point central de la rencontre a été la communication de Mme Basiouèssolé Belei Koudjom, cheffe du département recouvrement à la direction commerciale de la TDE. Intervenant sur le thème : « La femme salariée face à l’éducation des enfants », elle a mis en lumière la double responsabilité assumée par la femme moderne. Elle a insisté sur le fait que la femme salariée contribue à la performance des organisations tout en jouant un rôle fondamental dans la formation des générations futures.
Selon elle, la célébration du 8 mars doit aller au-delà du symbole pour refléter les luttes historiques en faveur de l’égalité, de la dignité professionnelle et de l’accès aux responsabilités. Elle a rappelé que l’éducation familiale constitue la première institution de l’enfant, soulignant l’importance des valeurs transmises à travers l’exemple parental. Elle a également mis en garde contre le manque d’encadrement, affirmant qu’un enfant livré à lui-même est exposé à de nombreux risques.

Abordant les défis de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, l’intervenante a recommandé une bonne gestion du temps, un dialogue constant avec les enfants et le développement de l’intelligence émotionnelle. Elle a insisté sur le fait que certaines responsabilités, notamment l’éducation, ne peuvent être déléguées, même en présence d’une aide domestique.
Les échanges ont permis d’enrichir la réflexion. M. Mawoulé Kankoé Kouevidjin a, quant à lui, apporté des conseils pratiques sur l’équilibre familial et l’importance de préserver la vie conjugale. La présidente du réseau a également contribué au débat, renforçant le caractère interactif de la rencontre.
Au terme des discussions, les participantes ont réaffirmé leur engagement à assumer pleinement leur rôle de professionnelles et d’éducatrices, dans un esprit de solidarité et de responsabilité partagée.
Albertine A.









