Lomé, le 04 octobre 2024-(©AfreePress)- L’éducation à la citoyenneté, au civisme et au patriotisme constitue l’un des fondements essentiels de toute société prospère et harmonieuse. En tant que creuset de formation de la jeunesse, l’école doit jouer un rôle central dans l’inculcation de ces valeurs cardinales. Cependant, une tendance regrettable s’observe dans les établissements scolaires du pays où certains symboles forts de la nation, tels que l’hymne national et les chants citoyens, tendent à être relégués au second plan. Ce constat malheureux est dressé dans une directive du Ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat adressée aux Directeurs régionaux de l’éducation des cinq régions du pays qui, à leur tour l’ont envoyée aux chefs d’établissements et aux enseignants de leur ressort territorial.
Face à cette situation préoccupante, un appel solennel est lancé aux responsables éducatifs afin de rétablir la place qu’occupent ces pratiques dans la vie scolaire quotidienne. En effet, indiquent ces Directeurs régionaux porteurs du message de leur ministre, l’apprentissage systématique de l’hymne national, ainsi que des chants véhiculant des valeurs civiques et citoyennes, devrait être non seulement encouragé, mais institutionnalisé dans toutes les classes, comme le stipule la circulaire n°208/2022/MEPSTA/CAB/SG/DESG du 7 octobre 2022.
Ce que le Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’artisanat a aussi rappelé avec insistance. Selon cette circulaire, les chants doivent rythmer l’entrée des élèves dans les classes car ils ne sont pas de simples formalités, mais des moments de communion qui insufflent aux jeunes apprenants un sens profond de l’appartenance à la nation et de la responsabilité citoyenne.
L’école, lieu de formation des citoyens de demain
L’école ne se contente pas de transmettre des savoirs académiques ; elle forme avant tout des citoyens. En ce sens, l’éducation civique et patriotique doit redevenir une priorité dans les établissements. Les élèves doivent comprendre l’importance de la nation, de ses symboles et de ses valeurs. Les chefs d’établissement, les enseignants et tout le personnel éducatif sont ainsi appelés à œuvrer ensemble pour garantir que l’apprentissage de ces chants soit à nouveau une pratique incontournable, défendent les Directeurs régionaux dans le cadre de cette directive. Ces derniers rappellent aux bons souvenirs des chefs d’établissement, le sens réel que revêt l’hymne national
“Elle incarne l’unité et l’identité du pays. Le chanter quotidiennement, avec respect et dévotion, contribue à forger l’esprit patriotique et à rappeler à chaque élève qu’il est une partie intégrante de cette grande communauté nationale. Les autres chants citoyens véhiculent des messages de solidarité, de respect des institutions, de l’autorité et de l’engagement pour le bien commun. Ces valeurs doivent être inculquées dès le plus jeune âge pour former des citoyens responsables, soucieux de l’intérêt collectif”, insistent-ils.
Un appel à tous les acteurs éducatifs
Les Directeurs régionaux de l’éducation nationale au nom de leur Ministre de tutelle, ont également insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. Ils engagent les chefs d’inspection, les inspecteurs, les conseillers pédagogiques, les chefs d’établissement, les enseignants et les apprenants à œuvrer, chacun à son niveau, pour la mise en œuvre effective de cette directive.
Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de réformes visant à renforcer l’enseignement des valeurs civiques et patriotiques au sein du système éducatif togolais. À travers ce rappel à l’ordre, le ministère veut s’assurer que les jeunes générations grandissent en cultivant un amour profond pour leur pays, un respect des lois et une conscience citoyenne éclairée.
Le retour à ces pratiques dans nos écoles est un signal fort envoyé à toute la communauté éducative : il est temps de réaffirmer notre attachement aux valeurs républicaines et de former des citoyens actifs et engagés pour le développement du Togo.
Fin
Olivier ADJA









