Au lendemain de son concert géant Glory Night 2026 au stade de Kégué à Lomé, le chantre et pasteur ghanéen Sonnie Badu a répondu aux nombreuses interrogations suscitées par sa tenue entièrement rouge. Face aux interprétations et critiques sur les réseaux sociaux, l’artiste affirme que ce choix vestimentaire n’avait rien d’esthétique ou de provocateur, mais relevait d’un profond symbole chrétien : le sang de Jésus-Christ. Une mise au point qui relance le débat sur la place du symbolisme dans les manifestations de foi contemporaines.
Par Olivier A.
Lomé, le 05 août 2026 (©AfreePress) – L’image a marqué les milliers de fidèles réunis dimanche au stade de Kégué. Vêtu d’un imposant costume rouge lors de Glory Night 2026, le célèbre artiste gospel et pasteur ghanéen Sonnie Badu a suscité une avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux. Certains y voyaient un simple choix artistique, d’autres lui attribuaient des significations ésotériques. Face à la polémique naissante, le prédicateur a choisi de lever toute ambiguïté.

Dans un message publié sur ses plateformes numériques, Sonnie Badu a expliqué que la couleur rouge représentait exclusivement le sang de Jésus-Christ, symbole central de la foi chrétienne. « The color red symbolizes the blood of JESUS (La couleur rouge symbolise le sang de Jésus) », a-t-il écrit, ajoutant qu’il était pleinement conscient des défis spirituels auxquels il serait confronté lors de cette grande rencontre de louange et qu’il s’y était préparé avec son équipe. Il a également salué le travail du créateur de mode Finour Couture, auteur de cette tenue qu’il considère comme une véritable œuvre d’art destinée à être conservée en souvenir.

Cette déclaration intervient après une soirée d’adoration qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans une atmosphère de ferveur exceptionnelle. Organisé sous le haut patronage du Président du Conseil, l’événement a enregistré la présence de plusieurs personnalités de premier plan, notamment Sandra Ablamba Johnson, ministre et Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, ainsi que les ministres Adedze, Bodjona, Awaté, Tchiakpé, Tengue et Fofana.

Avant l’entrée en scène de la vedette ghanéenne, plusieurs figures emblématiques du gospel togolais avaient déjà électrisé le public. Le groupe Salut et Joie, John and Gifty, Évangéliste Nouziayovo, Adjo’a Sika, Mawuto Tetey et d’autres artistes ont offert un répertoire mêlant cantiques traditionnels, rythmes africains et sonorités contemporaines, illustrant toute la vitalité de la musique chrétienne togolaise.
Pour Sonnie Badu, le choix de cette couleur s’inscrivait dans une démarche exclusivement spirituelle. Dans la tradition chrétienne, le rouge évoque le sacrifice du Christ, la rédemption et la victoire sur le péché. En affirmant avoir anticipé une « bataille spirituelle », l’artiste laisse entendre que cette soirée dépassait le cadre d’un simple concert pour revêtir une dimension de ministère et d’intercession.

Cette explication s’inscrit dans la continuité du parcours du chantre ghanéen, connu pour accorder une forte place au symbolisme biblique dans son ministère. Par le passé, certaines de ses déclarations et manifestations spirituelles, notamment autour de la symbolique du sang de Jésus, avaient déjà suscité de vifs débats au Ghana et au sein de la communauté chrétienne internationale.

Au-delà de la controverse, Glory Night 2026 restera comme l’un des plus grands rassemblements gospel organisés au Togo ces dernières années. Pour les milliers d’adorateurs présents, l’essentiel n’était pas la couleur d’un vêtement, mais le message d’espérance, de foi et de communion porté par une soirée qui a transformé, le temps d’une nuit, le stade de Kégué en un immense sanctuaire de louange.










