Lomé, le 24 juillet 2025 -(©AfreePress)- À la suite des élections municipales tenues le 17 juillet dernier, dont les résultats provisoires ont été publiés le 21 juillet par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Cour suprême, par la voix de la présidente sortante de sa Chambre administrative, Mme Akpéné Djidonou, a tenu à rappeler le strict encadrement des recours en matière de contentieux électoraux.
Alors que des contestations émergent, notamment en provenance de certains candidats dénonçant des irrégularités, Mme Djidonou a mis en garde contre les requêtes mal formulées ou dénuées de fondement. « Toute requête imprécise ou incomplète est automatiquement rejetée, en raison des délais très courts », a-t-elle averti, soulignant l’importance du respect scrupuleux des procédures.
Conformément à la législation en vigueur, les candidats disposent d’un délai strict de cinq (5) jours après la publication des résultats provisoires pour introduire un recours. Toute requête doit être accompagnée de preuves irréfutables et de documents clairement présentés, faute de quoi elle sera jugée irrecevable. Ce processus vise à garantir la transparence, la célérité et la crédibilité de la justice électorale, qui constitue, selon Mme Djidonou, « un pilier essentiel de la démocratie et de la stabilité institutionnelle ».
La Cour suprême demeure seule habilitée à proclamer les résultats définitifs du scrutin. Pour l’heure, les chiffres provisoires publiés par la CENI créditent le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), de 1150 sièges sur les 1527 en jeu, soit environ 75 % des postes de conseillers municipaux.
Dans un climat politique où les regards sont tournés vers l’instance judiciaire suprême, les contestataires sont donc appelés à faire preuve de rigueur juridique et de responsabilité dans l’exercice de leurs droits.
Eric K.









