Lomé, le 27 mars 2024-(©AfreePress)-Les premiers responsables du ministère des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires ont échangé avec la presse. C’était, mardi 26 mars 2024 à Lomé. L’objectif est de présenter aux professionnels des médias les enjeux, défis et perspectives liés à la réforme du secteur des transports, en mettant particulièrement l’accent sur l’application du Règlement n°14/2005/CM/UEMOA du 16 décembre 2005 relatif à la lutte contre la surcharge des véhicules lourds de transport routier de marchandises dans l’espace communautaire.
Ont pris part à cette rencontre, le ministre des Transports et des Infrastructures, Zouréhatou Kassah-Traoré, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Calixte Batossie MADJOULBA, et celui de l’Économie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, Kokou Edem TENGUE, ainsi que les chefs de service centraux du ministère des transports. Il a été égalementde présenter aux professionnels des médias, les grands projets du gouvernement dans le secteur des transports.
« Cette journée d’échanges vise à améliorer le cadre relationnel entre les professionnels des médias et le ministère », a indiqué à cette occasion, le ministre Affoh Atcha-Dédji, qui n’a pas manqué de souligner l’ambition qui est de rendre visibles les actions et la vision du gouvernement dans le secteur.
Un accent particulier a été mis sur les nouvelles réglementations et normes en vigueur dans le sous-secteur des transports routiers. Les participants ont également exploré les moyens les plus adaptés en vue d’un renforceement de la sensibilisation autour des réformes en cours dans le secteur des Transports et de la mise en œuvre du Règlement 14 e l’UEMOA.
« Dans le cadre des réformes en cours dans le secteur des transports depuis 2020, notre département œuvre inlassablement pour la réalisation de l’ambition 5 de l’axe stratégique 2 de la feuille de route gouvernementale Togo 2025, qui vise à affirmer la place du pays en tant que hub logistique et de service. La mise en place d’un hub logistique nécessite un système de transport capable d’offrir des services de transports routier de marchandises et de personnes, fiables, sûrs, durables et au meilleur rapport qualité/prix. Pour relever ce défi, un accent particulier est mis sur les réformes avec pour objectif majeur de professionnaliser le sous-secteur des transports routiers et de consolider la mise en œuvre du règlement 14 de l’UEMOA », a rappelé le ministre en charge des transports, Affoh Atcha-Dédji.
Les réformes entreprises par le gouvernement pour la formalisation et la professionnalisation du sous-secteur des transports routier ont également été présentées. Il s’agit notamment de l’organisation de tous les acteurs du transport routier (conducteurs et transporteurs) en une fédération, de la construction d’un centre de formation aux métiers des transports routiers à la DTRF, de l’élaboration d’une politique nationale de la sécurité routière (PNSR) 2022-2035 et de son plan d’action 2022-2026, de la création de l’Office National de la Sécurité Routière et de l’adoption d’une nouvelle loi d’orientation des transports en 2022 par l’Assemblée nationale en remplacement de celle en vigueur depuis 1998.
« En complément à ce nouveau cadre juridique, trois (03) textes d’application majeurs ont été adoptés. Il s’agit : du décret du 22 février 2023 fixant les conditions d’accès et d’exercice de la profession de conducteur routier, du décret du 09 juin 2023 fixant les conditions d’accès à la profession de transporteur, d’intermédiaire ou d’auxiliaire de transport routier et d’exercice des activités de transport routier, du décret du 20 octobre 2023 portant réglementation de l’exploitation des véhicules à moteur de type taxi, taxi-moto et tricycle, affectés au transport public. Ce nouveau cadre juridique va garantir la compétitivité du secteur des transports en assurant la professionnalisation des opérateurs ainsi que la sécurité et la sûreté des usagers », a ajouté le ministre.
Concernant l’application du règlement N°14/2005/CM/UEMOA, relatif au contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu dans les États membres de l’UEMOA, du Ghana et de la Guinée, elle reste selon le ministre une préoccupation majeure du gouvernement togolais. Le ministre pointe du doigt des enjeux socio-économiques qui bloquent la mise en œuvre effective de ce règlement auquel le Togo a été l’un des premiers pays à adhérer.
« Les mesures visant à prévenir la détérioration prématurée des infrastructures routières et à assurer la sécurité routière dans notre pays méritent d’être renforcées et soutenues par une stratégie de communication efficace », a souligné le ministre. Il a ainsi situé le contexte de la journée d’information et d’échanges, invitant les professionnels des médias à soutenir la sensibilisation des populations, en particulier des acteurs du secteur des transports.
Le ministre a également fait la lumière sur les grands projets du secteur des transports. Selon lui, le gouvernement s’engage activement dans la réalisation d’infrastructures majeures telles que l’autoroute de l’unité (Lomé-Cinkassé) et le chemin de fer Lomé-Cinkanssé.
Concernant le chemin de fer, le ministre a expliqué que ce projet intègre la boucle ferroviaire ouest-africaine qui reliera Abidjan, Ouagadougou, Niamey, Cotonou et Lomé.
« Aujourd’hui, ce projet est une priorité pour le gouvernement togolais. Les récentes études, datant de l’année dernière, sont prêtes. Nous avons récemment participé à Marrakech avec la BAD pour rechercher des financements », a affirmé le ministre Affoh Atcha-Dédji.
Il convient également de noter que les discussions ont porté sur les questions relatives à la sécurité routière, maritime et à la durabilité des infrastructures routières.
Raphaël A.









