Lomé, le 30 septembre 2025-(©AfreePress)-Au Togo, la défense des droits de l’enfant ne se limite plus aux seules actions de l’État. La société civile vient de franchir un cap important en validant, à Lomé, un plan d’actions pour assurer le suivi des recommandations du Comité des droits de l’enfant, formulées en septembre 2023.
Ce document, élaboré après un premier travail collectif à Atakpamé, symbolise l’engagement croissant des organisations locales dans un domaine qui concerne directement l’avenir du pays. La protection et le bien-être des enfants.
Placée sous l’égide du Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET), la rencontre de validation a réuni des représentants de Plan International Togo, de l’UNICEF, et des acteurs institutionnels, dont Kandalé KONDO, Directeur général de la protection de l’enfance.
Pour Emilie SAMBOE, coordinatrice du projet Child Rights Governance, l’idée est de doter la société civile d’outils concrets pour accompagner efficacement l’État dans la mise en œuvre des 50 recommandations jugées prioritaires par le Comité.
Mais au-delà des institutions, ce sont aussi les enfants et les jeunes eux-mêmes qui se sont fait entendre. « Ce plan n’est pas qu’un document technique, il porte nos voix », a rappelé Laure DOGO, représentante de l’Association des enfants et jeunes du Togo pour les droits de l’enfant (AEJT-DE). Elle insiste sur l’importance de voir ces recommandations traduites dans les faits ç savoir : protection contre la violence, accès à une éducation de qualité, santé et respect de leurs opinions.
Les priorités listées vont du plaidoyer pour une meilleure aide juridictionnelle aux victimes de violences, à la mise en place d’un système de données fiables, en passant par la lutte contre les violences faites aux enfants et la vulgarisation des recommandations en langues nationales.
Pour les autorités présentes, l’initiative est la preuve que la protection de l’enfant devient une cause partagée. « L’État seul ne peut pas tout faire. Mais avec une société civile engagée, le combat pour les droits de l’enfant sera plus efficace », a insisté le Directeur général de la protection de l’enfant.
Ainsi, plus qu’une formalité, la validation de ce plan d’actions ouvre la voie à une nouvelle dynamique : celle d’un partenariat renforcé entre institutions, OSC et enfants eux-mêmes. Une étape décisive qui pourrait faire du suivi des droits de l’enfant une responsabilité collective et permanente au Togo.
La rédaction









