©AfreePress-(Lomé, le 18 février 2023)-Samedi, 18 février 2023, était le dernier jour de la session de formation, organisée à l’endroit d’une vingtaine de professionnels des médias venus de plusieurs pays d’Afrique, par l’Association africaine de l’Eau (AAE). Au cœur des échanges de ce samedi, la présentation du programme Africap de l’AAE. Une présentation confiée à M. Gilles Djagoun, coordinateur senior eau, de l’AAE.
Le programme Africap de l’AAE, a indiqué l’orateur de ce jour, est un programme de renforcement des capacités des acteurs de l’eau, partenaires de l’Association africaine de l’Eau. Ce programme bénéficie d’un financement de l’Agence américaine pour le développement, USAID de 6 millions de dollars US, soit environ, 3,5 milliards FCFA. Ce programme, a fait savoir l’orateur, est initié depuis pratiquement 2015, pour assurer le renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement, tant au niveau de l’association elle-même, que de façon générale, au niveau des autres acteurs.
Monsieur Gilles Djagoun a présenté Africap comme un programme qui est actuellement dans sa deuxième phase et qui comprend trois composantes majeures élaborées pour aider véritablement l’AAE à atteindre son objectif qui est celui d’être leader dans le renforcement des capacités, de la gestion et du partage des connaissances sur le continent africain.
Africap, a-t-il dit, comprend donc trois composantes. Le premier se focalise essentiellement sur la fonction de renforcement et du partage des connaissances entre les acteurs. Il s’évertue à apporter des appuis en matière de recrutement et de collecte de données.
La 2e composante se focalise sur les jumelages par pairs. Sur trois thématiques prises et qui constituent des problématiques que rencontrent les sociétés africaines et les membres de l’AAE, il y a la question de la gestion de l’assainissement. “Aujourd’hui, à travers l’approche Cities wide inclusif sanitation, qui est l’approche d’assainissement inclusif à l’échelle des villes, nous essayons d’aider les municipalités impliquées à mieux planifier, à mieux réaliser leurs activités en matière d’assainissement pour l’amélioration du cadre de vie des populations. Une problématique très chère qui ressort également est la question des pertes. Vous savez que la question des pertes, que nous appelons techniquement eaux non facturées, impacte de façon criarde l’atteinte de l’équilibre financière des sociétés de distribution d’eau. Donc la situation, parfois, les empêche de faire des investissements lourds. Quelles sont les actions à mettre en œuvre pour aider ces sociétés d’eau à gérer ces eaux non facturées qui constituent, en termes simples, les pertes commerciales, les pertes techniques et les autres pertes ?”, s’est interrogé Gilles Djagoun à l’occasion de sa présentation.
L’autre problématique sur laquelle le programme Africap travaille, porte sur la qualité de l’eau. “Il est vrai qu’il faut travailler sur la quantité, mais il faut aussi travailler sur la qualité de l’eau donnée aux populations. Une eau de qualité acceptable, recommandée suivant les normes internationales.”, a-t-il expliqué.
La dernière composante du programme Africap concerne le renforcement des capacités institutionnelles. Sans un système de gouvernance adéquat, rien ne pourra être mis en œuvre. Cette dernière composante, aide l’Association africaine de l’Eau (AAE) à travers sa Direction exécutive, à avoir une gouvernance solide, robuste et stable à travers par exemple le recrutement des staffs compétents, la mise en place d’un système efficace de suivi et évaluation pour répondre aux questions de redevabilité. “Il y a donc plein de questions comme ça qui doivent permettre à la gouvernance au niveau de l’AAE d’avoir une base solide. Toutes ces trois problématiques sur lesquelles nous travaillons, nous utilisons l’approche de jumelage par pairs”, a-t-il expliqué.
L’AAE, a-t-il enchaîné, est convaincue que le renforcement des capacités par l’approche de jumelage par pairs peut aider les municipalités, les sociétés d’eau ou les laboratoires à améliorer leurs performances en termes d’eau, et de gestion des systèmes d’eau.
L’AAE, à travers ses actions, entend confirmer son leadership en matière de gestion et de partage de connaissances sur le continent entre les acteurs de l’eau et de l’assainissement.
À la suite du 21e congrès à Abidjan, l’association va changer de dénomination. D’Association africaine de l’Eau (AAE), elle va devenir, à la faveur de ce congrès, l’Association africaine de l’Eau et de l’Assainissement.
Olivier ADJA









