Lomé, le 10 octobre 2026-(©AfreePress)- À la 153ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire, à Arusha, la présidente du Parlement de la CEDEAO a plaidé pour des institutions plus transparentes, participatives et attentives aux besoins réels des populations.
Lomé, le 10 octobre 2026-(©AfreePress)- La légitimité des institutions se mesure à leur capacité à améliorer concrètement la vie des citoyens. C’est le message défendu par Hadja Mémounatou Ibrahima, présidente du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et Première Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Togo, lors de la 153ᵉ Assemblée de l’Union interparlementaire (UIP), tenue du 5 au 9 octobre à Arusha, en Tanzanie.
Autour du thème consacré à la bonne gouvernance et à l’autonomisation des communautés par l’inclusion, la confiance et l’égalité des chances, la responsable parlementaire a appelé à rapprocher davantage les institutions des réalités quotidiennes des populations. Dans un environnement marqué par les conflits, les inégalités, les bouleversements climatiques, l’insécurité et le chômage des jeunes, elle a défendu une gouvernance orientée vers des résultats tangibles.
La transparence comme exigence démocratique
Au cœur de son plaidoyer figure la responsabilité des parlements dans le contrôle de l’action publique. Par la législation, la surveillance budgétaire et le suivi des engagements gouvernementaux, les élus doivent contribuer à une gestion rigoureuse des ressources et à une meilleure reddition des comptes.
Mémounatou Ibrahima a également insisté sur la nécessité d’élargir la participation aux décisions publiques. Femmes, jeunes, personnes handicapées et groupes insuffisamment représentés doivent pouvoir prendre part aux choix qui déterminent leur avenir. Une inclusion effective, estime-t-elle, constitue un ressort essentiel de la confiance entre gouvernants et gouvernés.
Des politiques publiques ancrées dans les réalités
La responsable a par ailleurs mis en avant l’importance des données fiables, de l’évaluation des politiques publiques et de l’accès à l’information pour améliorer les services rendus aux citoyens. Elle a également évoqué la nécessité d’encadrer l’intelligence artificielle selon une approche centrée sur l’humain.

Ces orientations rejoignent les conclusions mises en avant dans le Communiqué d’Arusha de l’UIP, qui invite notamment les parlementaires à fonder les lois, les politiques et les budgets sur des données probantes et à rester accessibles aux communautés qu’ils représentent.
En appelant à une coopération parlementaire renforcée, Mémounatou Ibrahima a ainsi défendu l’ambition qui est de faire des assemblées des institutions plus inclusives, responsables et capables de transformer les attentes citoyennes en réponses concrètes.
Albertine A.










