Lomé, le 31 juillet 2025 -(©AfreePress)- Dans le cadre du 15ᵉ Sommet des présidentes de parlements, organisé par l’Union interparlementaire (UIP) en partenariat avec le Parlement suisse. Rencontre précédant la 6ᵉ Conférence mondiale des présidents de parlement, Hadja Ibrahima Mémounatou, présidente du parlement de la CEDEAO, a prononcé un discours à l’occasion du débat général tenu sous le thème « Le monde dans la tourmente : coopération parlementaire et multilatéralisme en faveur de la paix, de la justice et de la prospérité pour tous ». Intervention pendant laquelle, elle a lancé un vibrant plaidoyer à la tribune pour réaffirmer le rôle crucial des parlements dans la gouvernance mondiale.
Dans son intervention, le représentant parlementaire a salué l’initiative conjointe de l’Union interparlementaire et des Nations Unies d’avoir convoqué cette session dans un contexte marqué par des tensions internationales persistantes.
« Il y a 23 ans de cela, lors du sommet mondial sur le développement durable, il était entendu que « notre monde brûle ». Il brûle sous l’effet du réchauffement climatique, il brûle encore plus vite sous l’effet des bombes et, il brûle partout à cause de l’injustice sociale, car l’inégalité s’est imposée dans les échanges, confirmant que les relations internationales sont foncièrement dominées par des rapports de force. », a-t-elle lancé devant un parterre d’autorités parlementaires du monde entier.
Face à ce constat alarmant, l’oratrice a invité les parlementaires à sortir de leur rôle d’observateurs pour devenir des architectes de solutions concrètes et équitables, capables d’influencer les politiques commerciales, environnementales et de solidarité internationale. Elle a plaidé pour une refonte des règles du jeu mondial, fondée non sur la domination, mais sur l’éthique du bien commun et la justice pour tous.

Insistant sur la nécessité d’une gouvernance inclusive, elle a salué le rôle central des femmes, qu’elle a qualifiées de « piliers silencieux mais puissants de la paix durable », appelant à une plus grande implication des femmes et des jeunes dans les processus de résolution des conflits.
«Dans ce chaos, nous, en tant que représentants des peuples, gardiens de leurs droits et porteurs de leurs aspirations, ne pouvons être des observateurs passifs. En tant que Parlements, nous avons un rôle central à jouer pour nous assurer que les accords commerciaux, les politiques climatiques et les mécanismes de solidarité internationale ne soient dictés par les seuls rapports de force, mais guidés par l’impératif moral du bien commun. », a-t-elle martelé.
L’allocution s’est achevée sur un appel solennel à l’action. « Soyons les fervents artisans d’un monde paisible, juste et prospère », a-t-elle encouragé.
Olivier A.









