Lomé, le 23 janvier 2025 – (©AfreePress) – Un contentieux financier de grande envergure oppose la société Wilben Trade, dirigée par son PDG Marcus Wade, à la banque panafricaine Ecobank et certaines de ses filiales. Ce différend a franchi un nouveau cap avec le dépôt, à Dubaï, d’une plainte judiciaire de 68 millions de dollars , soit 40 8000 000 000 F CFA pour diffamation, abus de procédure et coercition. Les accusés incluent Jeremy Awori, PDG d’Ecobank Transnational Inc. (ETI), ainsi que plusieurs responsables de ses filiales : ETI Specialized Resolutions Company (ETISRC) et Ecobank Nigeria (ENG).
Les plaignants accusent les dirigeants d’Ecobank d’avoir exercé des pressions indues sur Wilben Trade, exigeant des paiements injustifiés à ENG et ETISRC à la suite d’une transaction commerciale malheureuse remontant à 2014. Selon Wilben Trade, cette opération, qui impliquait la société comme simple intermédiaire pour fournir des facilités de lettre de crédit, aurait entraîné des pertes de plus de 42 millions de dollars pour Ecobank Nigeria. Incapables de recouvrer ces sommes auprès des véritables responsables, ENG et ETISRC auraient, selon les plaignants, redirigé leurs efforts vers Wilben Trade dans ce que les avocats qualifient de « tentative d’extorsion ».
En 2022, ETISRC a intensifié ses actions en déposant un rapport auprès de la police nigériane, accusant Wilben Trade de fraude et de conspiration. Ces allégations, décrites comme sans fondement par Marcus Wade et ses avocats, ont causé d’importants préjudices à la réputation et aux finances de l’entreprise. « Il s’agit d’une instrumentalisation des institutions publiques pour servir des intérêts privés », déclare Lateef Omoyemi Akangbe SAN, l’un des avocats de Wilben Trade, qui souligne que la plainte déposée à Dubaï s’inscrit dans une stratégie de recours juridique à l’échelle internationale.
Malgré des tentatives répétées de dialogue, Ecobank n’aurait pas répondu de manière constructive, selon les plaignants. À ce jour, le groupe bancaire n’a pas officiellement commenté ces accusations. Ce litige, qui met en lumière les tensions autour de la gestion des transactions financières complexes, pourrait avoir des répercussions significatives sur la réputation et les activités d’Ecobank à l’international.
Dans une lettre réponse datant du 24 septembre 2024, envoyée à la rédaction de l’agence de presse AfreePress et du journal Hara Kiri, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a fourni des précisions sur ce litige. Cette réponse fait suite à une notification concernant la publication de cette affaire dans nos différents canaux d’information.
Selon Ecobank, le différend concerne deux filiales du groupe, à savoir Ecobank Nigeria et Ecobank Specialized Recovery Company. L’affaire est liée à l’émission de lettres de crédit par Ecobank Nigeria, à la demande d’une société cliente, pour l’importation de riz qui, finalement, n’a jamais été livré au Nigeria.
Le groupe bancaire souligne que cette affaire résulte d’une fraude avérée, ayant conduit Ecobank Nigeria à porter plainte auprès du Procureur Général.
À la suite d’enquêtes menées par la police nationale du Nigeria, en collaboration avec Interpol, le gouvernement fédéral a engagé des poursuites judiciaires devant la Haute Cour fédérale contre les sociétés et individus impliqués dans cette fraude. Ces procédures ont abouti à l’émission de mandats d’arrêt.
Le 12 août 2024, les juridictions nigérianes ont rejeté une demande d’annulation des mandats d’arrêt déposée par certaines des personnes mises en cause, confirmant ainsi la validité des mesures prises.
Ecobank précise que le dossier demeure actuellement pendant devant les juridictions nigérianes. En raison de la nature de cette affaire et des exigences du cadre légal, le groupe affirme ne pouvoir fournir d’autres commentaires pour répondre aux accusations portées contre lui.
Aujourd’hui, des juridictions nigérianes, l’affaire est transportée à Dubaï où l’affaire a été portée par Wilben. Une première comparution a eu lieu, le lundi 20 janvier 2025. Nous vous tiendrons informés des suites de ce procès à 40 800 000 000 F CFA.
Olivier ADJA









