Lomé, le 12 avril 2024-(©AfreePress)-La manifestation publique de l’opposition, prévue pour vendredi 12 avril 2024 n’a pas eu lieu. Le quartier Bè Gakpoto, lieu devant accueillir le rassemblement, a été bouclé tôt dans la matinée par un dispositif des forces de l’ordre et de sécurité déployées en grand nombre sur les lieux, a constaté sur place l’Agence de presse AfreePress.
La manifestation, déclarée interdite, et la forte présence des policiers et gendarmes sur les lieux ont dissuadé la mobilisation des manifestants. C’est en tout cas ce que soutiennent les premiers responsables de l’opposition.
« Quand on déploie les forces de l’ordre et de sécurité à un endroit, les gens sont intimidés et ils ne peuvent pas venir. Donc le dispositif sécuritaire déployé sur place ne permet pas à nos militants de venir. Nous allons voir la suite demain », a confié Jean-Pierre Fabre, qui est arrivé au point de rassemblement aux environs de 14 heures.
Le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) avait à ses côtés Me Dodji Apévon, président du parti les Forces Démocratiques pour la République (FDR). Celui-ci a également dénoncé, ce qu’il appelle, “restriction de la liberté de manifestation au Togo”.
Seulement quelques dizaines de militants des partis politiques de l’opposition se sont déplacés au point de rassemblement au cours de cette première journée de marche. Mais ceux-ci n’ont pas eu le temps de se regrouper. Aussitôt, ils ont été approchés par les agents de la police et de la gendarmerie qui leur ont signifié que la marche est formellement interdite.
Avant de repartir, le président de l’ANC et son collègue des FDR ont invité leurs militants à rester mobilisés pour les jours à venir. La prochaine mobilisation est prévue pour samedi 13 avril, toujours à Bè Gakpoto.
Il faut noter que dans son courrier en date du 8 avril 2024 interdisant les manifestations, le ministre en charge de l’Administration territoriale a indiqué que les organisateurs n’ont pas respecté le délai de cinq jours ouvrables exigé par la loi sur les manifestations et que leur itinéraire de la marche viole la loi.
Raphaël A.









