Lomé, le 5 avril 2024-(©AfreePress)- Le maire de la Commune du Golfe 1 (Bè Apédomé), Joseph Koamy Gomado, rejette catégoriquement tout acte de violence sur son territoire, surtout en ces temps de débats politiques tendus, marqués par des appels à des manifestations et à des rassemblements spontanés.
Dans cette optique, il a convoqué, vendredi 05 avril 2024, toutes les forces vives de sa communauté, y compris les chefs de quartier, les représentants des jeunes et des femmes, ainsi que les leaders religieux, pour une séance de sensibilisation. Occasion pour l’élu local, soutenu par le Chef canton de Bè, Togbui Mawuko Adela Aklassou IV, d’expliquer davantage l’importance de la paix et de la cohésion sociale pour garantir la pérennité des projets de développement entrepris dans le Golfe 1.
« Nous sommes dans une logique de prévention contre tout acte de violence, surtout en ces moments de tensions politiques critiques. Ce sont les populations qui nous ont confié ce pouvoir au niveau local, donc nous devons les réunir de temps en temps, surtout en ces périodes sensibles, pour échanger avec elles et prendre des mesures appropriées en vue d’un développement harmonieux de notre commune », a-t-il expliqué.
Pour M. Gomado, les réalisations en termes d’infrastructures dans la commune du Golfe 1 ne doivent en aucun cas être compromises en raison des manifestations politiques.
« Cela ne signifie pas que les citoyens ne sont pas libres de s’exprimer. La liberté d’expression est un droit dans notre pays. Mais tout ce que nous demandons à nos concitoyens, c’est d’éviter la violence. Nous ne voulons pas de violence », a-t-il insisté.
La réunion s’est déroulée dans une atmosphère conviviale, marquée par des échanges d’informations et des débats entre les participants.
Le Chef canton de Bè, Togbui Mawuko Adela Aklassou IV, a exprimé sa gratitude envers le maire pour cette initiative et s’est dit rassuré que « le message est bien passé ».
Il est à noter que le débat politique est tendu ces derniers temps au Togo, surtout avec l’adoption d’une nouvelle loi portant révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale et le report des prochaines élections régionales et législatives. Mécontente de cette décision, une partie de l’opposition appelle à des manifestations de contestation pour trois jours.
Anika A.









