Lomé, le 10 mars 2025-(©AfreePress)-Dans un monde où les femmes restent sous-représentées dans les domaines scientifiques et technologiques, la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Kara (FSS-UK) a pris l’initiative de changer la donne. À l’occasion de la Journée Internationale de des Droits de la Femme 2025, la FSS-UK a organisé la finale du concours oratoire : « Mon Avis Scientifique », un événement visant à encourager les étudiantes à affirmer leur place dans la recherche et l’innovation.
Le 7 mars 2025, à “l’Agora 21 janvier 2004”, plusieurs jeunes filles ont brillamment défendu leurs analyses et propositions sur des thématiques d’actualité comme la place de la femme dans les domaines scientifiques, l’intelligence artificielle et le changement climatique. Cet exercice a été conçu pour pousser les participantes à développer leur esprit critique, à argumenter de manière scientifique et à s’entraîner aux exigences du monde de la recherche.
Sous l’œil attentif du président de l’université de Kara, Prof. Kokou TCHARIE et du point focal genre, Prof. Kuwèdaten NAPALA, le concours s’est révélé être bien plus qu’une simple compétition. Il s’agissait d’un véritable tremplin pour ces jeunes filles.
Cela leur a permis de renforcer leur confiance et de déconstruire les stéréotypes de genre encore présents dans les sciences. « Notre université est un espace d’apprentissage et d’innovation, mais aussi un lieu où nous luttons activement pour l’inclusion et l’égalité des chances. Ce concours illustre notre engagement en faveur de l’émancipation des femmes dans le monde scientifique », a déclaré le président de l’université.
Un format novateur pour encourager l’excellence féminine
Loin d’un simple exercice académique, « Mon Avis Scientifique* » s’est distingué par son approche interactive et moderne. Les participantes ont été amenées à défendre leurs arguments en utilisant des supports numériques tels que PowerPoint, une compétence essentielle dans la communication scientifique.
Lieutenant-Colonel Professeur Prénam HOUZOU-MOUZOU, promotrice du projet, a mis en avant l’importance de cette approche pédagogique : « Au-delà des connaissances scientifiques, nous voulons que ces jeunes filles développent une aisance dans la prise de parole et l’analyse critique, afin qu’elles puissent devenir de véritables actrices du changement. ».
Les efforts ont été récompensés : Thérèse KORO, grande lauréate de cette édition, a exprimé sa fierté après sa victoire. «Je suis très contente d’être primée. J’ai travaillé très dur pour remporter la compétition », a-t-elle laissé entendre.
En plus de la reconnaissance symbolique, les finalistes ont reçu des ordinateurs portables et des kits éducatifs, une aide précieuse pour les accompagner dans leur parcours académique.
Au-delà du concours : un plaidoyer pour l’éducation et l’égalité des chances
Cet événement s’inscrit dans un combat plus large qui est celui de la promotion de l’éducation des jeunes filles et de l’égalité des genres. En parallèle du concours, des panels de discussion ont mis en lumière les difficultés rencontrées par les étudiantes dans leur parcours universitaire : pressions sociales, stéréotypes, manque de modèles féminins dans la recherche… Autant d’obstacles qui freinent encore l’accès des femmes aux carrières scientifiques.
Ces échanges ont permis de sensibiliser la communauté universitaire et d’encourager un changement de mentalité. Des prix honorifiques ont également été décernés à des femmes inspirantes de l’université. Ce qui met avant des parcours exemplaires et inspirants pour la jeune génération.
La Rédaction









