Lomé, le 4 décembre 2024 – (© AfreePress)-Le média spécialisé Santé Éducation a tiré la sonnette d’alarme mardi 3 décembre lors d’une conférence de presse tenue à Lomé, pointant du doigt la progression inquiétante des maladies non transmissibles (MNT) au Togo. Cette mise en garde intervient à la lumière des résultats de l’enquête STEPS 2021, qui révèle une aggravation préoccupante des facteurs de risques liés à ces pathologies.
Les chiffres sont sans équivoque : en l’espace d’une décennie, la prévalence du surpoids au Togo a doublé, passant de 15,4 % en 2010 à 30,8 % en 2021. À Lomé, cette proportion atteint des sommets, impactant 22,1 % des habitants en 2010, contre 44,2 % aujourd’hui. L’obésité, quant à elle, a progressé de 6,2 % à 11,7 % sur la même période.

La situation est tout aussi alarmante pour d’autres pathologies : l’hypertension, qui touchait 19 % de la population en 2010, atteint désormais 27,4 % de Togolais. Le diabète, bien qu’encore relativement moins fréquent, a doublé de prévalence, passant de 2,6 % à 5 %. Ces maladies affectent particulièrement les personnes âgées et les retraités, accentuant la charge économique et sanitaire du pays.
Basil Mignaké, Directeur Général de Santé Éducation, s’est montré particulièrement préoccupé. « Si aucune mesure drastique n’est prise rapidement, le Togo risque de voir une large part de sa population confrontée à des maladies chroniques lourdes et coûteuses à gérer », a-t-il averti.
Face à cette situation critique, Santé Éducation appelle à une mobilisation nationale urgente. Le média exhorte les autorités, les partenaires techniques et financiers, ainsi que chaque citoyen à adopter des mesures concrètes : privilégier une alimentation saine, réduire la consommation excessive de sel et de sucre, et intégrer l’activité physique au quotidien.
« Il faut que chaque individu prenne conscience de l’enjeu. Le changement passe par nous tous : manger mieux, bouger davantage et éviter les excès qui nuisent à notre santé », a exhorté Gadiel Tsonyadzi, Directeur du développement de Santé Éducation.
Pour aller plus loin, Santé Éducation propose l’organisation d’assises nationales dédiées aux maladies non transmissibles. Cette rencontre permettrait de réunir l’ensemble des parties prenantes – pouvoirs publics, experts, ONG et citoyens – afin de définir une stratégie coordonnée pour les cinq années à venir. L’objectif est clair : inverser la tendance et préserver la santé de la population togolaise face à cette menace grandissante.
Anika A. et Albertine A.









