©AfreePress-(Lomé, le 03 août juillet 2023)–Le Togo, comme d’autres pays du continent, a célébré le 31 juillet 2023, la Journée de la femme africaine.
Cette journée vise notamment à rendre hommage au rôle historique joué par les femmes, lors des moments décisifs de l’histoire de l’Afrique, et à louer leur capacité à réaliser et à conduire des changements sur le continent.
Pour Nathalie Bitho, présidente de la délégation consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), le 31 juillet est une « journée spéciale de réflexion ». Une journée dédiée à la jeune fille, à la jeune femme et à toutes les mamans.
Dans une entrevue avec l’Agence de presse AfreePress, elle a exprimé son souhait que cette journée soit marquée, dans les années à venir, par des ateliers de formation et de sensibilisation destinés aux différentes couches féminines.
L’ancienne ministre des Petites et Moyennes Entreprises/Industries (PME/PMI) du Togo, a profité de l’occasion pour adresser un message solennel à ses consœurs, les encourageant à saisir les opportunités offertes par l’évolution des conditions de vie sur le continent.
« Autrefois, les filles devaient accomplir de nombreuses tâches domestiques telles que chercher de l’eau à la rivière, chauffer de l’eau, faire la vaisselle et la cuisine. Cela rendait la tâche difficile pour elles de se rendre à l’école. Aujourd’hui, grâce aux améliorations de la vie quotidienne, comme l’approvisionnement en eau courante, les facilités de piler du foufou, etc. ces corvées ont diminué, libérant ainsi plus de temps pour les jeunes filles et les jeunes femmes afin qu’elles puissent se consacrer à leur développement personnel et professionnel. Ainsi, nous n’avons plus de raisons de dire que réussir est plus difficile pour nous que pour les hommes. J’encourage donc les jeunes filles à démontrer leur capacité. Moins de tâches domestiques signifient : plus de réussite scolaire. Une jeune fille qui a réussi le BAC et qui cultive un champ n’aborde pas les choses de la même manière que quelqu’un qui n’a jamais été à l’école. Elle fait preuve de plus de réflexion et d’approches novatrices », a-t-elle laissé entendre.
La présidente de la CCI-Togo souligne, par ailleurs, que la situation de la femme africaine s’améliore progressivement grâce aux réformes mises en œuvre par les gouvernants actuels. Cependant, elle constate également qu’il existe encore « trop de dépravations » par rapport au passé.
« Je dirais aux jeunes filles que la femme doit se faire respecter dans tout ce qu’elle fait. Il faut arrêter de tourner partout. Il faut profiter du temps gagné en réduisant les tâches domestiques pour le mettre à profit et réussir. Et à nous mères, n’abandonnons pas notre mission d’éducatrice », a-t-elle lancé.
Anika A.









