©AfreePress-(Lomé, le 30 avril 2023)-« L’eau, on ne peut plus dire mieux, est au bout de nos robinets aujourd’hui et à grande pression », ont témoigné en guise de mot de bienvenue dès que nous avons foulé de nos pieds, la terre de Kara, l’une des villes du Togo, placée au cœur des préoccupations du gouvernement en matière d’adduction d’eau potable.
Relever le défi de l’eau au Togo demeure de nos jours un impératif pour le Gouvernement où le taux de desserte national est de 67 % en 2023. Malgré les effets des changements climatiques auxquels le Togo fait face, entraînant la diminution de la ressource en eau souterraine, et malgré l’accroissement de la population qui accentue les besoins en eau, des efforts ont été fournis pour l’accès à l’eau potable dans les villes du Togo. Pour la ville de Kara où nous nous sommes rendus, des actions multiformes ont été menées et sont en train d’être menées pour relever le défi de la desserte en eau.
Dans le cadre du Projet Eau et Assainissement au Togo phase 2 (PEAT2), avec l’appui financier de l’Union européenne, une nouvelle chaîne est construite et mis en fonction, doublant ainsi la production.
« Il y a de cela quelques mois, ma femme et moi ainsi que les habitants de notre quartier souffrions du manque d’eau. Mais actuellement avec l’intervention des premiers responsables en charge de l’eau, ça va beaucoup mieux. Quand vous ouvrez le robinet, l’eau jaillit bien, ce n’est pas comme quand vous ouvrez avant, ça sort petitement. Aujourd’hui, nous sommes un peu plus en paix. Gratitude à tous ces acteurs et que le combat continue pour que les autres quartiers puissent connaître les mêmes améliorations », indique un citoyen rencontré au quartier Lama à Kara.
Il sera consacré plus d’un milliard de francs CFA aux travaux d’extensions dans la ville de Kara.
Pour tripler la production d’eau potable à Kara, le gouvernement togolais a signé avec le Fonds Koweitien pour le Développement Economique Arabe (FKDEA), un accord de financement du Projet AEP Kara d’une valeur d’environ 12 milliards de FCFA.

Les travaux consistent à la construction d’une nouvelle unité de traitement d’eau potable (UTEP) à Bafilo d’une capacité nominale de 10 000 m³/jour, la construction d’adduction d’eau brute sur 4,7 km du captage à l’UTEP, la réalisation des installations de transport et de traitement notamment : la construction d’une canalisation de transport d’une longueur de 26 km de la nouvelle station de traitement de Bafilo qui connecte le réservoir au Sud de Kara, la construction d’un réservoir d’une capacité de 5 000 m3 au Sud de Kara, la construction d’un réseau de distribution de 25 Km toujours dans la partie Sud de Kara (DN 75 et 250 mm), la construction d’ un réseau de distribution de 50 Km (DN 75 et 250 mm) pour les localités situées le long du trajet Bafilo-Kara et environs, (Awandjélo, Atchangbadè, Bouladè, Soumbou, etc…), la réalisation de 100 branchements privés domestiques, la construction de 20 bornes fontaines.
Comme pour résoudre définitivement le besoin d’eau potable, le Gouvernement prévoit la construction d’un barrage à but multiple à Sarakawa. Le projet qui est conçu pour endiguer la rivière Kara, permettra de produire de l’électricité, de fournir de l’eau potable aux populations et à des fins agropastorales. Avec un approvisionnement en eau de 22 000 m3/jour, le barrage polyvalent de Sarakawa fournira de l’eau de robinet à plus de 500 000 personnes.
Il va desservir, à l’aide d’un système d’irrigation, jusqu’à 36 000 hectares de terres, avec l’augmentation des rendements agricoles.
A terme, le projet servira de source de production d’électricité avec l’accès à plus de 400 000 personnes et contribuera à réduire le coût de la distribution d’électricité dans plusieurs régions.
Pour accroître le taux de desserte en eau potable en milieu rural, le ministère de l’Eau et de l’hydraulique villageoise, s’est doté de 5 nouvelles foreuses destinés à renforcer les interventions dans les régions. De part et d’autre, des postes d’eau autonomes à énergie solaire ont été réalisés. Ils facilitent, aujourd’hui, l’accès à l’eau potable aux populations en milieu rural.
Et les ouvrages gérés par les communautés elle-même font la fierté des bénéficiaires.

Il ne faut pas non plus oublier, les travaux de construction de 400 forages au profit de la région de la Kara dans le cadre de la troisième phase du projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural des régions de la Kara et des Savanes. Ces actions concrètes menées par le gouvernement togolais et ses partenaires internationaux contribuent à relever le défi crucial de l’accès à l’eau potable dans le pays. Elles permettent d’améliorer la qualité de vie des populations, en particulier dans les zones rurales et périurbaines, où l’accès à l’eau potable est souvent limité. Ces actions constituent une avancée majeure dans la lutte pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable au Togo.
Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies en matière d’eau et d’assainissement pour tous.
La rédaction









