©AfreePress-(Lomé, le 20 Déc. 2023)-Un atelier d’échanges visant à promouvoir les valeurs de paix et de cohésion sociale s’est déroulé à Dapaong (600 km au nord de Lomé) dans le cadre d’initiatives novatrices pour lutter contre les discours de haine et renforcer le tissu social.
L’objectif principal de cette rencontre est d’évaluer le niveau de désinformation dans la localité, les récits haineux, et de proposer des initiatives et des messages favorisant la cohésion sociale pour prévenir l’extrémisme violent. Organisé par le PNUD, cet atelier entre dans le cadre du projet régional de renforcement de la résilience et de l’engagement des communautés face à l’extrémisme violent.
Depuis 2016, le Togo est confronté à une menace croissante de l’extrémisme violent et du terrorisme, principalement aux frontières avec le Burkina Faso. Des attaques récurrentes ont eu lieu dans la Région des Savanes et la préfecture de Kpendjal depuis novembre 2021.
Emmanuel AGNIGBANOU, représentant du PNUD, a souligné à cette occasion l’importance de l’Opération Koundjouaré, mise en place dans la région des Savanes. Elle vise, a-t-il dit, de contrecarrer l’infiltration de groupes armés non-étatiques. Malgré cela, ces attaques ont laissé des séquelles profondes dans le tissu social : pertes en vies humaines, déplacements massifs de populations, et pression accrue sur les services sociaux. Il a déploré la mauvaise gestion des informations, source de discours haineux et de narratifs contraires, entravant la résilience des communautés face à ces attaques.

« La perpétuation de ce fléau dans la sous-région et au Togo en particulier s’explique, entre autres, par la mauvaise manipulation des informations réelles issues de sources témoins des incidents des régions attaquées, suscitant ainsi des messages de haine, des contre-récits et contre-narratifs qui génèrent de la panique et de la consternation au sein des communautés. Ces éléments constituent un frein à la résilience et à la prévention chez les populations des communautés ciblées par les attaques, en particulier, et sur toute l’étendue du territoire en général », a-t-il indiqué.
Le préfet de Tône, TCHIMBIANDJA Douti Christophe a salué quant à lui, ce projet, selon lui, vise à traiter les causes de radicalisation menant à l’extrémisme violent. Il a mis l’accent sur le renforcement des messages alternatifs au nord du pays, impliquant médias, organisations confessionnelles, jeunes et femmes. Pour lui, cette initiative est un pas vers la consolidation de la paix, soulignant que le terrorisme ne connaît ni religion ni ethnie.
Le projet « Renforcer la résilience et l’engagement des communautés pour prévenir et répondre à l’extrémisme violent » a pour objectif le renforcement des mécanismes locaux d’alerte et la résilience socio-économique des populations vulnérables. Le PNUD Togo s’engage pleinement dans cette lutte contre la désinformation et la promotion de messages contraires aux discours de haine pour prévenir de futurs déclencheurs.
Diblo TAKINI, Correspondant AfreePress, Savanes









