Lomé, le 1er février 2024-(©AfreePress)-Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, est catégorique. Les pays-membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ne reviendront plus dans le giron de la CEDEAO. Il a exprimé cette position de fermeté à l’occasion d’une interview accordée mercredi 31 janvier 2024, au journaliste Alain FOKA.
Au cours de cette interview, Ibrahim Traoré a évoqué les raisons qui ont motivé le retrait de son pays et des deux autres membres de l’AES de la CEDEAO. Pour lui, la CEDEAO a perdu ses valeurs originelles, celles de l’entraide, de la solidarité et de l’épanouissement économique des peuples.
Le président burkinabè a, en outre, regretté le manque de soutien de l’organisation sous régionale face à la situation sécuritaire difficile que traversent les pays membres de l’Alliance des États du Sahel.
Le retrait des pays de l’AES a été annoncé le 28 janvier, motivé par des sanctions imposées par l’organisation suite aux coups d’État militaires intervenus dans ces trois pays.
La CEDEAO a réagi en se montrant favorable à la poursuite des négociations et se tient prête à une solution négociée.
L’Union Africaine, quant à elle, appelle au dialogue et à la préservation de l’unité de la CEDEAO.
Anika A.









