Dapaong, le 15 avril 2025 – (©AfreePress)-Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Facilité de Prévention du Golfe de Guinée, cinquante femmes réfugiées, déplacées internes et membres des comités féminins ont pris part, du 14 au 15 avril 2025 à Dapaong, à un atelier de formation holistique.
Initiée par le Réseau des Femmes pour le Développement (REFED) avec l’appui du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), cette session vise à outiller les participantes sur des thématiques essentielles pour leur autonomisation, leur protection et leur participation à la consolidation de la paix.
L’objectif principal de cette formation est de renforcer les compétences de ces femmes vulnérables issues des préfectures de Cinkassé, Tône, Kpendjal, Kpendjal-Ouest et Oti, en matière d’entrepreneuriat, de leadership féminin, de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), de connaissance des droits et devoirs des réfugiés et personnes déplacées internes, de prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PSEA), d’égalité des genres, de cohésion sociale et de prévention de l’extrémisme violent.

Pour Mme Kabissa Lamboni Confort, coordinatrice du REFED, cette initiative introduit des outils innovants de solidarité économique locale comme les Caisses de résilience, communément appelées « 3 clés » ou AVE&C (Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit).
« Ces mécanismes permettront aux femmes concernées de créer des micro-entreprises, de dynamiser leurs activités génératrices de revenus et de réduire leur exposition aux risques liés aux groupes extrémistes », a-t-elle précisé.
Présent à la cérémonie d’ouverture, M. Kegberou Latifou Seigneur, Secrétaire général du gouvernorat de la région des Savanes, représentant le gouverneur, a salué cette initiative. « Dans ce contexte sécuritaire préoccupant, a-t-il dit, il est essentiel d’accroître l’autonomie économique des femmes déplacées et réfugiées, en leur offrant des perspectives de réinsertion durable et de résilience ».
Les régions frontalières du Togo, du Bénin, du Burkina Faso et du Ghana partagent des réalités socioculturelles similaires, mais aussi des vulnérabilités communes face aux chocs sécuritaires et climatiques. La région des Savanes, en particulier, paie un lourd tribut à l’instabilité croissante dans le Sahel, notamment en raison de sa proximité avec le nord du Burkina Faso, épicentre de nombreuses incursions terroristes.

Face à ces menaces, des milliers de personnes déplacées – aussi bien originaires du Burkina Faso que de villages togolais frontaliers – affluent vers les centres urbains de la région des Savanes à la recherche de sécurité.
Diblo TAKINI, Correspondant AfreePress – Région des Savanes









