©AfreePress-(Lomé, le 08 Déc. 2023)-Un pas significatif pour la reconnaissance des droits des enfants a été posé jeudi, 07 décembre 2023 avec la remise officielle de jugements supplétifs à plus de 700 enfants de la préfecture de Kpendjal-Ouest, dans la région des Savanes. Cette initiative, soutenue par l’UNICEF en partenariat avec le gouvernement togolais, vise à garantir l’accès à des actes de naissance pour ces enfants jusqu’alors dépourvus de ces documents fondamentaux.
La cérémonie de remise de ces précieux sésames, s’est déroulée dans la cour du chef canton de Naki-Est, en présence des représentants de l’UNICEF, du directeur régional de l’action sociale, en la personne de Martin Kombaté Dametoti, du vice-président de la faîtière des communes du Togo Savanes, du maire de la préfecture de Tône 3, Douti Namoupa, ainsi que de plusieurs personnalités du monde de l’éducation.

Cette action s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste visant à permettre à environ 24 000 enfants de la région des Savanes d’obtenir des jugements supplétifs.
L’initiative a reçu un accueil chaleureux de la part des bénéficiaires. « Je viens de recevoir mon acte de naissance. Ce document est très important pour moi, j’invite tous les parents à établir des actes de naissance à leurs enfants », a partagé avec enthousiasme TAGBA Tawakna, élève en classe de CM2.
Le directeur régional de l’action sociale, Martin Kombaté Dametoti, a souligné l’importance de cette démarche. « Grâce à cette action conjointe avec l’UNICEF et le gouvernement togolais, nous avons établi plus de 700 actes de naissance pour la préfecture de Naki-Est. Cette journée a offert l’occasion de sensibiliser les parents de la région des Savanes sur l’importance cruciale de ces documents pour leurs enfants », a-t-il confié à cette occasion.

Celui-ci a également mis en lumière les raisons qui se cachent derrière ce déficit d’actes de naissance pour les enfants. « Dans cette région, les déclarations de naissance ne sont pas systématiques, souvent par manque de moyens financiers. Mais aujourd’hui, avec la gratuité des actes de naissance, instaurée par le mandat social du Chef de l’État, il n’y a plus de raison pour qu’un parent ne puisse établir un certificat de naissance à son enfant », a-t-il relevé.
Cette action a été rendue possible grâce à un financement de l’État japonais à travers l’UNICEF, en collaboration avec le gouvernement togolais représenté par la Direction régionale de l’Action sociale.
Olivier A. (Agence de Presse AfreePress)









