Lomé, le 25 novembre 2025-(©AfreePress)- Les travaux de présentation et de pré-validation du Projet de Plan de Gestion de la Transhumance 2026-2030 se tiennent les 24 et 25 novembre à Dapaong (600 km au nord de Lomé), chef-lieu de la région des Savanes. Cet atelier régional, piloté par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire (MAPRASA), bénéficie de l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
L’initiative s’inscrit dans le cadre du Programme de coopération technique (TCP) intitulé : « Appui à la gestion durable de la transhumance et à la sécurisation foncière au Togo », mis en œuvre pour rendre opérationnel le Plan stratégique de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PSDEPAT) avec pour objectif d’amender, de manière participative, le document de planification destiné à encadrer la transhumance sur la période 2026-2030.
La rencontre rassemble un large éventail d’acteurs issus des zones sensibles aux conflits agro-pastoraux à savoir des préfets, maires, chefs traditionnels, leaders communautaires, organisations paysannes, ONG, société civile spécialisée dans l’élevage, ainsi que les services techniques déconcentrés de l’agriculture et de l’environnement.
Selon PALAÏ Essowèé, représentant du chargé du bureau FAO-Togo, cette rencontre constitue une étape cruciale. « À l’issue de ces deux jours de travaux, nous actualiserons le Plan de Gestion de la Transhumance élaboré en 2014 afin de l’adapter aux réalités institutionnelles, juridiques et socio-environnementales actuelles, pour promouvoir une transhumance apaisée et durable. Le projet sera présenté, enrichi des contributions des acteurs, puis pré-validé au niveau régional », a-t-il indiqué.
Il précise également que la FAO entend, à travers ce projet, appuyer le Togo dans la mise en place d’un cadre cohérent de gestion de la transhumance, mais aussi dans l’élaboration d’une politique nationale de déclaration foncière. En partenariat avec l’École Supérieure d’Agronomie de l’Université de Lomé et le MAPRASA, l’organisation prévoit également la conception d’un avant-projet d’aménagement d’une zone dédiée à la production bovine à Namiélé.

« L’élaboration d’un plan de gestion clair, réaliste et partagé est indispensable pour garantir une cohabitation pacifique entre éleveurs, agriculteurs et tous les usagers de nos terres. La pré-validation entamée ce jour marque une étape clé vers un outil de planification adapté aux spécificités locales, fondé sur des données fiables et acceptées par les communautés. Nos observations techniques et retours de terrain sont essentiels pour finaliser ce document », a laissé entendre le représentant du secrétaire général du MAPRASA, Dr LAMBONI Matéyendou.
Après Dapaong pour la région des Savanes, l’équipe conjointe FAO–MAPRASA poursuivra les sessions régionales à Kara et Sokodé. En parallèle, une seconde équipe conduit les travaux à Tsévié, avant la poursuite des consultations à Kpalimé et Atakpamé.
Diblo TAKINI, Correspondant AfreePress – Région des Savanes









