Lomé, le 06 octobre 2026-(©AfreePress)- Dans un contexte sécuritaire où la vigilance collective s’impose plus que jamais, la Police nationale togolaise choisit la proximité pour consolider le lien avec les citoyens. Du 6 au 8 octobre, l’institution ouvre ses portes au public à Lomé et dans plusieurs villes du pays, dans une démarche qui se veut à la fois pédagogique, citoyenne et résolument tournée vers le dialogue.
Trois jours pour lever le voile
À l’ouverture de ces Journées portes ouvertes, le directeur général de la Police nationale, le commissaire divisionnaire Akatao Babarime, a réaffirmé la volonté de l’institution de densifier ses relations avec la population. L’ambition est de permettre aux citoyens de découvrir, de l’intérieur, une institution souvent perçue à travers ses seules interventions sur le terrain.
À Lomé, la Direction générale de la Police nationale accueille le public. À l’intérieur du pays, les commissariats centraux de Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong servent de points d’accueil.
Expositions, démonstrations, échanges avec les agents, découverte des unités spécialisées, territoriales et techniques : le programme entend donner à voir les multiples facettes du métier de policier. Les visiteurs peuvent également s’informer sur l’organisation de l’institution, son histoire, ses modalités de recrutement ainsi que sur certaines prestations administratives, dont la légalisation rapide et l’établissement accéléré de la carte nationale d’identité.
La proximité comme nouvelle arme
Derrière cette opération de communication institutionnelle se dessine un enjeu plus profond : la confiance. Car l’efficacité de l’action sécuritaire ne repose pas uniquement sur les moyens humains, techniques ou opérationnels. Elle dépend aussi de la capacité des citoyens à dialoguer avec les forces de sécurité, à partager l’information et à coopérer dans la prévention des menaces.
Cette volonté de proximité intervient alors que la Police nationale poursuit sa modernisation. En janvier 2026, l’institution avait notamment bénéficié du renouvellement d’une partie de son parc automobile, destiné à renforcer sa capacité d’intervention.
Une institution qui se raconte
Les Journées portes ouvertes offrent également l’occasion de revisiter l’histoire de la Police nationale. Ses premières racines remontent à 1920, avec la création du premier commissariat à Lomé. En 1992, la Sûreté nationale devient la Direction générale de la Police nationale, avant de connaître d’autres réformes dans le cadre de la refondation des forces de défense et de sécurité.
L’initiative ne s’arrêtera d’ailleurs pas aux portes des commissariats. Deux rendez-vous sportifs prolongeront cette séquence de rapprochement : un match de football le 9 octobre et un footing populaire le 10 octobre à Lomé.
En ouvrant ainsi ses portes, la Police nationale entend surtout montrer qu’une institution chargée de protéger la société gagne aussi à mieux se faire connaître d’elle. Entre autorité et proximité, le pari est désormais celui d’une sécurité construite avec les citoyens, plutôt que seulement pour eux.
Olivier A.










