Lomé, le 18 mars 2024-(©AfreePress)- Depuis quelques jours, un message audio, réalisé par l’ex-commandant de la gendarmerie nationale, Olivier Amah, suscite émoi et mécontentement auprès des proches amis et parents du plus célèbre des prisonniers togolais, Kpatcha Gnassingbé.
Dans cet enregistrement, l’ex-commandant de la gendarmerie nationale, avance des allégations concernant des conflits familiaux entre le Président de la République, Faure Gnassingbé, et son demi-frère, Kpatcha Gnassingbé. Des propos et accusations concernant l’actuelle proposition de changement constitutionnel sont également avancés.
A cette sortie, la famille de Kpatcha Gnassingbé a rapidement réagi, se disant totalement en désaccord avec cet audio et affirmant ne pas être en contact avec son auteur pour que ce dernier lui prête des propos « infondés ».
Ils ont exprimé leur désir de voir le différend entre leurs deux frères se résoudre pacifiquement, soulignant l’importance de ‘’l’apaisement’’ et de la ‘’réconciliation’’ au sein de la famille Gnassingbé.
Cette situation rappelle les événements de 2017, lorsqu’une affaire similaire s’était produite. À l’époque, des proches du leader du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, avaient fait des déclarations similaires, impliquant le demi-frère du Chef de l’État dans de leur soulèvement politique. Ce qui avait conduit à une descente des forces de l’ordre et à une fouille minicieuse de la cellule de Kpatcha Gnassingbé, dans le but de trouver des preuves de sa prétendue complicité avec cette formation politique de l’opposition.
Ancien ministre de la Défense, Kpatcha Gnassingbé avait été arrêté en mars 2009 puis condamné à 20 ans de prison pour tentative de renversement des Institutions de la République.
Les 32 inculpés dans le cadre de cette affaire ont également écopé des peines de prison allant de 12 mois à 20 ans de réclusion. La plupart d’entre eux vont recouvrer la liberté plus tard.
Anika A.









