©AfreePress-(Lomé, le 24 février 2023)-Vendredi 24 février 2023, le temple du savoir a servi de cadre à une conférence-débat axée sur le thème : « Tirons les leçons du passé pour prévenir l’intolérance, la haine et la violence ».
Organisée par le Centre d’information des Nations Unies (CINU)-Togo, cette rencontre de sensibilisation s’inscrit dans le cadre de la commémoration, à l’occasion de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.
Deux communications animées par d’éminents enseignants-chercheurs de l’Université de Lomé ont essentiellement fait l’objet des échanges de cette rencontre ayant rassemblé des étudiants ainsi que des autorités administratives et universitaires. Les thématiques étaient : « Mémoire de l’holocauste/Leçons pour un pays engagé dans un processus de justice transitionnelle Intervenant » et « La déformation des faits historiques et d’actualité : risques et conséquences ».
Au terme de ces communications, il est vivement recommandé à la population de cultiver davantage l’esprit de tolérance et d’acceptation de l’autre.
« Dans le contexte actuel où nous faisons face à l’extrémisme violent au nord du pays, il est important que les étudiants soient sensibilisés sur ces thèmes de la tolérance et du vivre-ensemble qui nous interpellent tous. Parce que s’il y a eu le génocide contre les Juifs, c’est surtout à cause de l’intolérance. Le message principal est d’expliquer les risques encourus dans une société dans laquelle on cultive l’intolérance et à quel point la paix peut être menacée par l’intolérance », a expliqué Mme Nadietou Daouda Zibilila, Responsable du CINU.
Pour amplifier les messages prêchés par les deux principaux communicateurs, le Prof. Mawussé Kpakpo AKUE ADOTEVI et le Prof. Bakayota Koffi KPAYE, la rencontre a été immortalisée par la projection d’un film intitulé « Vers le génocide nazi ». Ceci dans le but de rafraîchir la mémoire des participants sur les circonstances qui ont concouru au génocide juif et d’apprendre des leçons sur les actions et inactions face auxquelles il faut faire extrêmement attention dans les sociétés pour préserver la paix et le vivre-ensemble.
« Le génocide juif n’a pas eu lieu en une seule journée. C’était tout un cheminement qui a abouti à ça, de par des indifférences créées au sein de la société, la marginalisation, des vandalismes… avant le massacre même. C’est pourquoi, il faut mettre une place un processus préventif dans nos sociétés tout en évitant ces pratiques », a indiqué Mme Zibilila.
Anika A.









