Lomé, 07 avril 2026- (©AfreePress) – Le Togo poursuit le renforcement de sa production animale dans une dynamique de souveraineté alimentaire. D’après le document budgétaire officiel, le taux de couverture des besoins nationaux en viande par la production locale a progressé à 68 % en 2025, contre 65 % en 2024.
Les autorités ambitionnent désormais d’atteindre le seuil de 70 % en 2026, notamment à travers des mesures incitatives telles que l’exonération des taxes sur l’importation de provende, destinée à soutenir les éleveurs.
Cette performance repose en grande partie sur l’essor soutenu de la filière avicole, véritable locomotive du secteur, avec un cheptel estimé à 41,7 millions de têtes en 2025, en hausse de 8 %.
Les petits ruminants affichent également une croissance notable, avec 6,86 millions de caprins et 2,37 millions d’ovins, tandis que la filière bovine évolue plus modestement, atteignant près de 488 000 têtes. Toutefois, la consolidation de ces acquis reste tributaire d’un renforcement des dispositifs sanitaires, notamment face au recul préoccupant de la vaccination contre la maladie de Newcastle, en dépit d’une légère amélioration de la couverture contre la peste des petits ruminants.
Parallèlement, la filière halieutique demeure sous pression, avec une production attendue en baisse à 33 977 tonnes en 2026, contre 36 251 tonnes en 2025. Pour inverser cette tendance, le gouvernement entend intensifier l’industrialisation du secteur et améliorer l’accès aux intrants. À travers ces actions, le Togo confirme sa volonté de réduire sa dépendance aux importations de protéines animales et de bâtir un système alimentaire plus résilient et compétitif.
Albertine A.









