Lomé, le 19 décembre 2025 -(©AfreePress)- Dans une tribune au ton introspectif et engagé, Aamron, figure connue pour ses prises de position tranchées sur la situation sociopolitique togolaise, interpelle l’opinion publique à travers une question provocatrice : « Judas ou Jésus ? ». Un questionnement qu’il présente comme un miroir tendu à la société togolaise au crépuscule de 2025.
Face aux critiques virulentes et aux accusations de trahison dont il dit être la cible, Aamron assume une posture de responsabilité personnelle. Rejetant les procès d’intention et les rumeurs mettant en doute sa sincérité, il affirme n’avoir jamais renoncé à ses convictions fondamentales, notamment celle selon laquelle le Togo appartient à tous les Togolais, majorité comme minorité.
Dans un message empreint de références spirituelles et symboliques, l’auteur revendique un acte de pardon volontaire, qu’il qualifie de démarche intime et assumée. Il explique s’être incliné, en toute sincérité, devant Dieu, les ancêtres, l’univers et le peuple togolais, pour demander pardon pour ses fautes, réelles ou supposées, ainsi que pour les conséquences de ses actes. Une démarche qu’il inscrit dans une volonté de réconciliation nationale, estimant qu’aucune communauté ne peut prospérer dans l’autodestruction.
Aamron se décrit comme un homme issu de toutes les contradictions sociales, ayant connu à la fois l’abondance et le manque, l’acceptation et l’exclusion, la proximité des uns et le rejet des autres. Cette traversée des extrêmes fonde, selon lui, sa légitimité à parler d’unité et de cohésion sociale. « Je ne suis ni d’un camp ni de l’autre. Je suis de tous », affirme-t-il, refusant toute affiliation politique, religieuse ou idéologique.
Au-delà de la polémique, le message se veut un appel à la mémoire collective. Aamron évoque un Togo autrefois uni, où les moments de fête, de sport et de fraternité transcendaient les clivages. Il s’interroge alors. Jusqu’où faudra-t-il aller avant de se souvenir que, malgré les divergences, nous restons tous Togolais ?
Ni martyr ni traître, l’auteur se définit avant tout comme un être humain, animé par une mission qu’il qualifie de morale et spirituelle, celle d’œuvrer, coûte que coûte, pour l’unité, l’harmonie et la prospérité du Togo. « Ni Judas, ni Jésus. Je suis simplement Aamron », conclut-il, convaincu que le meilleur reste à venir.
BLEWOUSSI R.










