Lomé, le 08 mars 2026 -(©AfreePress)- La commune du Golfe 1 a accueilli, samedi 7 mars 2026, une nouvelle journée de salubrité publique inscrite dans le cadre de l’opération nationale Togo Propre. L’activité s’est déroulée à N’tifafakome, derrière le siège de Moov Africa, sur l’emprise ferroviaire longtemps identifiée comme un point critique d’insalubrité dans la capitale togolaise.
Autorités administratives, responsables municipaux et habitants se sont fortement mobilisés en vue de débarrasser ce site de ses immondices et amorcer sa réhabilitation environnementale.
Une mobilisation citoyenne saluée par les autorités
Présent sur les lieux, le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, a exprimé sa satisfaction face à l’engagement des populations venues en masse participer aux travaux de nettoyage.
Selon lui, cette mobilisation témoigne de la volonté des citoyens de contribuer activement à l’assainissement de leur cadre de vie.
« La propreté de l’environnement ne relève pas uniquement de la responsabilité de l’administration ou des services techniques. Elle dépend de l’engagement de chacun et doit s’inscrire dans une démarche quotidienne », a-t-il déclaré.
Le préfet a également salué les efforts du maire de la commune du Golfe 1, Joseph Koami GOMADO pour la mise à disposition des moyens logistiques nécessaires au bon déroulement de l’opération, tout en appelant à une participation encore plus large lors des prochaines journées de salubrité.
N’tifafakome, un site longtemps considéré comme un point noir
Le directeur des services techniques de la commune du Golfe 1, Etse Ledi, a indiqué à AfreePress, que le choix de N’tifafakome répond à une priorité environnementale.
Ce site, situé derrière le siège de Moov Africa, est depuis plusieurs années utilisé comme dépotoir sauvage, favorisant la prolifération de déchets et certaines pratiques insalubres. « C’est un espace où des individus viennent régulièrement déverser des ordures et où l’on observe également des cas de défécation à l’air libre », a-t-il indiqué.
Il a par ailleurs révélé qu’une étude nationale consacrée à l’identification des polluants, notamment des métaux lourds comme le plomb, a mis en évidence une concentration préoccupante dans la commune du Golfe 1, particulièrement dans cette zone. Une situation attribuée à l’accumulation prolongée de déchets et au non-respect des règles d’hygiène.
Des mesures envisagées pour prévenir les dépôts sauvages
Face à cette situation, la municipalité prévoit plusieurs actions correctives comme l’intensification de la sensibilisation des riverains, l’installation de panneaux d’interdiction de dépôt d’ordures, le redéploiement de vigiles pour surveiller le site, une étude de projets d’aménagement ou d’infrastructures adaptées.
Les autorités locales préviennent également que des sanctions seront appliquées contre les contrevenants en cas de récidive.

Les autorités nationales appellent à la responsabilité collective
Le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Pacôme Yawovi Adjourouvi, qui a pris part à l’opération, a salué l’engagement des citoyens. « Cette mobilisation illustre l’importance de la sensibilisation des populations à la salubrité et à la santé publique. Ensemble, nous devons poursuivre les efforts pour bâtir un pays propre et agréable à vivre », a-t-il affirmé.
Les riverains appelés à s’impliquer davantage
De son côté, la gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, a insisté sur la responsabilité directe des populations dans la gestion des déchets ménagers. Elle a notamment déploré l’absence de certains riverains qui n’ont pas pris part aux travaux d’assainissement malgré les appels à la mobilisation.
« Les citoyens qui produisent les déchets doivent également participer activement aux initiatives visant à assainir leur environnement », a-t-elle rappelé.
À travers cette nouvelle étape de l’opération Togo Propre, les autorités entendent renforcer la sensibilisation des populations et encourager une prise de conscience collective durable, afin de réduire significativement les zones d’insalubrité dans le Grand Lomé.
Albertine A.









