©AfreePress-(Lomé, le 28 décembre 2023)-Après Dapaong le 18 décembre, Lomé a accueilli, mercredi 27 décembre 2023, la deuxième étape de l’atelier d’échange sur la promotion des valeurs de paix, de cohésion sociale et des messages alternatifs contre les discours haineux, dans le cadre de la mise en œuvre du projet Atlantic Corridor Initiative 2023-2025.
Ce projet, piloté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avec le soutien du Danemark, vise à prévenir et à traiter les facteurs immédiats et localisés de radicalisation conduisant à l’extrémisme violent dans les communautés cibles du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. Il met particulièrement l’accent sur le renforcement des messages alternatifs et des contre-récits, y compris ceux qui s’opposent aux discours haineux promouvant la violence et l’extrémisme violent.
Le projet s’appuie sur le rôle des médias, des organisations confessionnelles, des jeunes et des femmes en tant qu’agents de paix et messagers de confiance. Au Togo, le PNUD met l’accent sur la désinformation, la mésinformation, ainsi que sur les messages alternatifs aux discours de haine, afin de prévenir et de réduire les facteurs déclencheurs.
Ainsi, tout comme la rencontre de Dapaong (région des Savanes touchée par le terrorisme), celle de Lomé a pour objectif de dresser l’état des lieux de la problématique de la désinformation/mésinformation, des récits haineux, et de proposer des initiatives ainsi que des messages de cohésion sociale pour consolider les acquis dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent.
« Le Togo fait partie des pays du Golfe de Guinée où l’on a longtemps vécu dans la paix et la tranquillité. Mais depuis un certain temps, cette paix est menacée, principalement par l’extrémisme violent. Nous avons identifié en premier lieu les discours de haine circulant dans les communautés, ainsi que la mésinformation et la désinformation. Si ces problématiques continuent à gagner du terrain alors que la menace de l’extrémisme violent progresse, nous sommes doublement en danger. L’objectif visé par le projet Atlantic Corridor est d’inverser cette dynamique, en permettant aux populations de Lomé jusqu’à la région des Savanes de comprendre l’importance des messages alternatifs aux discours haineux. Ces messages positifs doivent être diffusés à toutes les cibles pour faciliter un profond changement de mentalité, mais aussi et surtout de comportement, afin que nous adoptions de nouvelles façons de faire promouvant la cohésion sociale, la paix et les valeurs de la République en général », a confié à cette occasion, ATTI Komi Anani, Consultant et facilitateur sur le projet.
Face au risque de propagation de groupes extrémistes à partir de la région du Sahel, le PNUD et ses partenaires s’engagent à appuyer les pays côtiers dans le renforcement des « infrastructures pour la paix », comprenant les mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide au niveau local, ainsi que la résilience socio-économique des jeunes, des femmes à risque et d’autres populations vulnérables.
« La prévention de l’extrémisme violent est cruciale, car des cas de radicalisation et de recrutement ont été documentés, ainsi que des mouvements transfrontaliers de groupes extrémistes et des incidents violents », a fait savoir Aimé KONBATE, membre de l’équipe de coordination PNUD Togo.
Ont pris part à cet atelier d’échange des acteurs issus des ministères engagés dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, des représentants des organisations de la société civile, des médias, des organisations religieuses, des groupes de jeunes et de femmes, ainsi que des élus locaux et des chefs traditionnels.
Raphaël A.









