Lomé, le 05 mai 2025 – (©AfreePress)-Le paysage culturel togolais s’enrichit d’une initiative d’envergure internationale avec le lancement du projet « Togo-France-Jamaïque : Harmonie Reggae aux Racines Africaines », dévoilé à l’occasion d’une conférence de presse tenue le 30 avril 2025 à Lomé.
Porté par l’association Peace Forever, en partenariat avec Togo Créatif (partenaire technique et financier), l’association BAGUIDA basée en France et la Fédération Togolaise de Musique (partenaire institutionnel), ce projet ambitieux vise à enraciner de nouveau le reggae dans ses origines africaines, et à impulser l’émergence d’un reggae togolais distinctif, nourri des rythmes traditionnels locaux.
Le reggae, aujourd’hui symbole d’universalité, puise ses origines dans les musiques africaines ancestrales transmises aux Caraïbes par la traite négrière. C’est en Jamaïque qu’il a trouvé sa forme contemporaine, mais ses fondations demeurent profondément africaines.
« Les Africains affirment que le reggae est né en Afrique, et les Jamaïcains eux-mêmes reconnaissent cette source. Au Togo, nous voulons réaffirmer cette filiation et prouver que nos rythmes traditionnels sont à l’origine même de cette musique planétaire », a déclaré Yves Awougnon, chargé de communication du projet.
Le projet se déclinera en plusieurs phases, avec en point d’orgue une résidence de création musicale prévue du 9 mai au 9 juin 2025 dans le légendaire studio OTODI à Lomé. Des immersions culturelles auront lieu à Vo-Koutime, Agbodrafo et Kpalimé pour collecter les sonorités originelles.
Une table ronde thématique sur les liens entre reggae et culture africaine est programmée pour le 7 juin 2025 à Marcus Garvey House (Agbodrafo). Le projet culminera avec un concert de restitution le 21 juin 2025 à l’Institut Français du Togo, à l’occasion de la Fête de la Musique.
Selon Hodin Senyon, chargé de production chez Togo Créatif, le projet dépasse la seule dimension culturelle : « L’ambition est également de créer une œuvre commercialement viable. Une création artistique est un produit : elle doit pouvoir circuler, s’exporter, se vendre. Notre soutien vise à garantir cette valeur ajoutée. »
Pour Ariel Dassanou, président et coordinateur du projet, cette démarche représente une affirmation identitaire forte. « Le projet incarne une réappropriation culturelle. Il est temps pour le Togo d’afficher son empreinte dans l’histoire du reggae, avec une sonorité propre, originale, enracinée. C’est l’occasion pour nos artistes de dire au monde : “voici notre reggae”. »
Albertine A.










