Lomé, le 26 août 2024-(©AfreePress)-Le parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tient depuis, lundi 26 août 2024, à Banjul en Gambie, une réunion délocalisée de la Commission mixte Affaires sociales ; Genre et Autonomisation des femmes ; Affaires juridiques et Droits de l’homme ; Affaires politiques ; Paix, Sécurité et Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) ; Affaires juridiques et Droits de l’homme ; Commerce ; Douanes et Libre circulation.
Les travaux dirigés par la Présidente de l’institution, Hadja Meimounatou Ibrahima, sont consacrés au « Rôle du Parlement dans la mise en œuvre du Protocole sur la libre circulation des personnes, et le droit de résidence et d’établissement dans l’espace CEDEAO ».
Dans son discours d’ouverture, la Présidente du Parlement a salué les autorités de la Gambie pour leurs efforts en faveur de la libre circulation des personnes et des biens ainsi que la paix et la stabilité dans l’espace régional.
« Nous le savons tous, la Gambie, membre fondateur de la CEDEAO en 1975, a toujours participé activement aux discussions et aux décisions concernant l’intégration régionale, et la coopération entre États membres et a joué un rôle crucial dans le maintien de la paix et de la stabilité dans la région, notamment à travers des missions de maintien de la paix et de médiation dans les conflits ou les tensions au sein de la CEDEAO », a-t-elle souligné.
Hadja Meimounatou Ibrahima a rappelé l’importance pour les pays membres de la CEDEAO de renforcer la promotion de la coopération et l’intégration.
« Conscients que la libre circulation est essentielle à la réalisation de l’intégration régionale, les États membres ont adopté, le 29 mai 1975, le Protocole sur la libre circulation des personnes et le droit de résidence et d’établissement dans la région. En plus de nombreux autres avantages, le Protocole permet aux citoyens de la CEDEAO d’entrer et de circuler librement dans les États membres sans visa. Ils peuvent s’installer et mener des activités économiques, sous réserve d’obtenir une carte ou un permis de séjour de la CEDEAO. Ces mesures facilitent la mobilité et stimulent le commerce intrarégional au sein de notre espace », a-t-elle rappelé.
Néanmoins, la présidente du Parlement relève des défis considérables qui subsistent malgré ces avancées. D’après elle, ces dernières années, la libre circulation au sein de la Communauté a été mise à rude épreuve par plusieurs facteurs, notamment les faiblesses du mécanisme de mise en œuvre, les divergences d’intérêts nationaux et les problèmes d’infrastructures qui entravent la réalisation des objectifs du Protocole.
« La pleine réalisation de la libre circulation dans l’espace de la CEDEAO nécessite une gouvernance solide, fondée sur la confiance mutuelle, la responsabilité partagée et l’appropriation des résultats. Pour atteindre nos objectifs, il est impératif de mettre en place des mécanismes qui assurent un suivi constant pour plus d’efficacité de nos protocoles. Incontestablement, l’institution la mieux placée pour effectuer ces vérifications et assurer cet équilibre au sein de l’architecture de la CEDEAO est le Parlement de la CEDEAO. Malheureusement, ce dernier est encore insuffisamment impliqué dans la mise en œuvre du Protocole et de ses Protocoles additionnels. Ce qui limite sa contribution à une intégration efficace et complète. C’est dans cette perspective que la Commission mixte s’est réunie le 5 juillet 2024, durant la Première Session ordinaire du Parlement, et a adopté les termes de référence de cette réunion », a-t-elle déclaré.
Elle a invité les décideurs politiques et toutes les parties prenantes à unifier leurs efforts pour identifier les défis et proposer des solutions qui permettront de maximiser les avantages de la libre circulation, tant au niveau régional qu’au niveau national.
La présidente du Parlement de la CEDEAO a souhaité que la réunion de la Commission mixte, qui se tient puisse être nourrie par les différentes rencontres directes qui auront lieu et permette le renforcement des liens avec les populations et les autorités locales, afin de recueillir leurs préoccupations, poser les bases d’une nouvelle réflexion sur cette question et aide les députés à mieux appréhender le Protocole sur la libre circulation, tout en ouvrant la voie à une plus grande implication des Députés dans sa mise en œuvre.
Des recommandations seront formulées à l’issue de cette rencontre afin d’améliorer les mécanismes existants.
Raphaël A.









