Dans un discours solennel, empreint de gravité, de reconnaissance et d’ambition, le nouveau président béninois, Romuald Mbueke Wadagni, a officiellement pris fonction dimanche à Cotonou en promettant de poursuivre la dynamique de transformation engagée sous l’ère Talon, tout en plaçant le bien-être des populations, la sécurité et l’unité nationale au cœur de son mandat.
Entre hommage aux anciens dirigeants, promesse de justice sociale et appel à une Afrique souveraine et solidaire, le nouveau chef de l’État a dessiné les contours d’un Bénin qu’il veut plus prospère, plus fort et plus inclusif.
Cotonou, 25 mai 2026-(©AfreePress)- Le Bénin a officiellement ouvert une nouvelle page de son histoire politique dimanche à Cotonou avec l’investiture de Romuald Mbueke Wadagni comme président de la République. Devant les institutions nationales, plusieurs délégations étrangères et un parterre de personnalités diplomatiques, le nouveau chef de l’État a prononcé un discours de haute portée politique dans lequel il a promis de consolider les acquis de la gouvernance précédente tout en rapprochant davantage le développement des réalités quotidiennes des populations.
Dans une allocution à la fois sobre, structurée et fortement symbolique, le successeur de Patrice Talon a insisté sur la continuité de l’action publique, la stabilité institutionnelle et l’impératif de justice sociale.

« Une croissance nationale n’a de sens que lorsqu’elle devient visible dans la vie ordinaire des populations », a-t-il déclaré, résumant ainsi l’orientation sociale qu’il entend donner à son mandat.
Le nouveau président a salué « la renaissance » du Bénin au cours de la dernière décennie, rendant un hommage appuyé à son prédécesseur, Patrice Talon, qu’il a décrit comme l’artisan d’une transformation profonde de l’État béninois grâce à « la constance des bâtisseurs » et « le courage des décisions difficiles».
Romuald Wadagni a également honoré les anciens présidents béninois, notamment Nicéphore Soglo, Mathieu Kérékou et Boni Yayi, saluant leur contribution à l’enracinement de la démocratie et à la préservation de la paix dans le pays depuis le Renouveau démocratique de 1990.
Face aux attentes sociales croissantes, le nouveau locataire de la Marina a promis des actions concrètes en faveur de la jeunesse, des femmes, des agriculteurs et de la diaspora béninoise. Il a notamment annoncé un renforcement des politiques d’accès au financement, à la mécanisation agricole, à la protection sociale et à l’emploi local.
Dans un passage fortement applaudi, il a adressé un message aux descendants africains dispersés à travers le monde par la traite négrière, affirmant que « le Bénin sera toujours la maison du retour ».
Sur les questions sécuritaires, Romuald Wadagni a adopté un ton ferme face à la menace terroriste qui secoue plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine. Assurant que le Bénin « ne cédera ni à la peur ni au relâchement », il a promis de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité tout en misant sur le développement local comme rempart contre l’extrémisme violent.

Le nouveau chef de l’État a aussi plaidé pour une coopération régionale renforcée, estimant que les pays africains doivent désormais « faire leurs propres choix d’orientation stratégique » afin de bâtir « une Afrique puissante ».
Attaché à une diplomatie d’équilibre, il a assuré que le Bénin restera ouvert au monde tout en préservant sa souveraineté et ses intérêts fondamentaux.
Concluant son discours sur une note patriotique et rassembleuse, Romuald Wadagni a promis de gouverner « avec intégrité, courage et constance », rappelant que « le pouvoir est une responsabilité devant le peuple et devant l’histoire ».
Cette investiture marque ainsi le début d’un nouveau cycle politique au Bénin, dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires, les tensions géopolitiques et les fortes attentes sociales.
GADE Ferdinand (Correspondant AfreePress au Bénin)









