Lomé, le 04 décembre 2025-(©AfreePress)- Dans le cadre de la campagne internationale « 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre », lancée le 25 novembre à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’antenne Savanes de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a animé, le 03 décembre, une émission spéciale sur les ondes de la Radio communautaire des Savanes, à Dapaong (600 km au nord de Lomé).
Cette intervention, placée sous le thème : « Lutte contre les violences basées sur le genre dans un contexte d’insécurité », s’inscrit dans un environnement régional marqué, depuis 2021, par des défis sécuritaires persistants. L’objectif premier était de sensibiliser les auditeurs et, au-delà, l’ensemble de la population des Savanes à la nécessité urgente de mettre un terme aux violences exercées contre les femmes et les filles.
Invité principal de l’émission, Nadjigou Mintambe, Chef d’antenne de la CNDH-Savanes, a fermement dénoncé plusieurs pratiques encore répandues dans la région à l’instar des rapts de jeunes filles, mariages précoces ou forcés, violences sexuelles, conjugales, psychologiques, économiques, physiques, et même numériques. Selon lui, ces dérives « compromettent la dignité et l’avenir des femmes et des filles, les privent de leur droit fondamental à l’éducation et les enferment dans des cycles de pauvreté et de dépendance ».
Face à ces réalités préoccupantes, la CNDH-Savanes a lancé un appel solennel à un changement profond de comportements, exhortant les communautés à une mobilisation collective pour combattre les violences basées sur le genre (VBG).

Pour l’institution, « la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles ne saurait être menée par les seules autorités. Elle exige une alliance étroite entre responsables administratifs, leaders coutumiers et religieux, enseignants, parents et jeunes ». Elle a également encouragé ces acteurs à condamner publiquement les VBG, à combattre les mariages précoces et forcés, et à promouvoir le maintien des filles à l’école, condition essentielle de leur autonomisation.
La campagne des 16 Jours d’activisme s’achève le 10 décembre prochain, date marquant la Journée internationale des droits humains. Initiée en 1991 lors de l’inauguration de l’Institut international pour le leadership des femmes, elle constitue depuis lors, une plateforme mondiale de mobilisation pour la prévention et l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles.
Diblo TAKINI
Correspondant AfreePress – Région des Savanes









