Lomé, le 04 septembre 2026-(©AfreePress)- La nouvelle Feuille de route gouvernementale 2026-2031 prend progressivement corps sur le terrain. À Dapaong, les principaux acteurs de la région des Savanes ont pris connaissance, jeudi 3 septembre 2026, des grandes orientations issues de la phase de structuration du document stratégique appelé à guider l’action publique au cours des cinq prochaines années.
Bien plus qu’une simple présentation institutionnelle, cette rencontre est présentée comme un exercice d’appropriation collective. L’enjeu est désormais de permettre aux acteurs locaux de s’aligner sur les priorités nationales et de contribuer efficacement à leur traduction en actions concrètes sur le terrain.

Cette étape intervient au terme d’un processus participatif au cours duquel les acteurs de la région avaient été invités à formuler analyses, propositions, recommandations et suggestions. Ces contributions ont nourri l’élaboration d’une feuille de route qui entend associer les différentes composantes de la société, tant à la définition des priorités qu’à leur mise en œuvre et à leur évaluation.
Trois axes, neuf ambitions et quinze programmes
Après cette phase de concertation, les travaux techniques ont permis d’articuler la nouvelle feuille de route autour de trois axes stratégiques, neuf ambitions et quinze programmes structurants. Cet arsenal programmatique doit désormais servir de boussole à l’action gouvernementale.
À moyen terme, l’ambition affichée dépasse la seule programmation quinquennale. Le document inscrit notamment parmi ses perspectives le doublement du revenu par habitant et la réduction du taux de pauvreté à moins de 15 %.
Présidant les travaux, le gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dedji, a toutefois appelé à mesurer la portée de ces ambitions à l’aune d’un environnement international particulièrement contraignant.
« On assiste à une raréfaction des ressources tandis que les besoins des populations ne cessent de s’accroître », a-t-il relevé, exhortant les acteurs à œuvrer avec davantage d’efficacité et d’efficience dans la mise en œuvre et le suivi des actions.
Une boussole pour l’action publique
Pour le représentant du pouvoir central, la Feuille de route 2026-2031 ne saurait être réduite à un document administratif ou à une déclaration d’intentions. Elle constitue un cadre opérationnel assorti d’objectifs précis et mesurables dans plusieurs domaines jugés prioritaires : santé, éducation, eau potable, énergie, transformation numérique et emploi des jeunes.
Le conseiller spécial du Président du Conseil et chef de la délégation gouvernementale, Etsri Homevor, a, pour sa part, souligné la portée de cette restitution. Selon lui, elle permet de revenir vers les acteurs ayant pris part au processus afin de leur présenter les résultats du travail collectif et de leur restituer la manière dont leurs contributions ont contribué à affiner certaines priorités.
L’appropriation de la feuille de route apparaît ainsi comme une condition déterminante de son efficacité. Organisations de la société civile, collectivités territoriales, organisations sectorielles et opérateurs privés sont appelés à inscrire leurs interventions dans une dynamique de convergence avec les priorités nationales.
Le défi du suivi
La prochaine étape sera celle du suivi. Des échanges avec les participants doivent permettre de recueillir leurs observations, mais aussi leurs propositions sur les mécanismes susceptibles d’assurer une mise en œuvre rigoureuse des programmes.

Etsri Homevor a insisté sur la nécessité de disposer d’un système de suivi fiable, régulier et qualitatif, capable de faire remonter les données, de mesurer les avancées, d’évaluer les résultats et, au besoin, de réajuster les interventions.
À terme, le pari consiste à renforcer les mécanismes déjà existants dans la région et à fluidifier l’articulation entre les niveaux local, régional et central. Une coordination que les autorités présentent comme l’un des leviers essentiels pour transformer les ambitions de la Feuille de route 2026-2031 en résultats tangibles au bénéfice des populations.
Diblo TAKINI – Correspondant AfreePress, région des Savanes










