©AfreePress-(Lomé, le 22 Nov. 2023)-La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est engagée à accroître la compétitivité des entreprises privées locales, tant sur le marché régional que continental. Dans cette optique, l’organisation a mis en place des normes régionales et des règlements techniques régionaux visant à garantir la production de biens conformes aux normes internationales. Cela vise également à assurer l’accès des consommateurs à des produits sains et respectueux de l’environnement.
Afin de sensibiliser le secteur privé aux avantages de ces mesures de facilitation et de reconnaissance internationale, la Commission de la CEDEAO a organisé un séminaire les 21 et 22 novembre 2023 à Lomé, la capitale togolaise. Ce séminaire, sous la direction de KABORE Lassané, Directeur de l’Industrie de la CEDEAO, a porté sur le cadre de la Politique de l’Industrie automobile et l’infrastructure qualité, notamment le développement de quatre chaînes de valeurs : les chaînes de valeur mangue, manioc, textiles et vêtements, ainsi que les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Au cours de ces deux jours de formation, les participants venus des 15 États membres de la CEDEAO, ont été sensibilisés et informés sur divers sujets liés au cadre politique de l’industrie automobile dans l’espace communautaire, l’infrastructure qualité de la CEDEAO et ses services, les normes et règlements techniques sur les chaînes de valeurs prioritaires adoptés, ainsi que la marque de certification Qualité de la CEDEAO (ECOQMARK).
« Consciente de l’importance du secteur privé pour le développement industriel de notre région, la Commission de la CEDEAO, à travers la Direction de l’Industrie, a organisé ce séminaire de sensibilisation pour amener le secteur privé à prendre conscience des avantages qu’il pourra tirer en se conformant aux normes existantes et devenir plus compétitif au plan continental, surtout avec l’opérationnalisation de la Zlécaf », a laissé entendre, Namalguebzanga Christian KAFANDO, Coordinateur du Programme de compétitivité pour l’Afrique de l’Ouest (WACOMP) qui souligne l’importance de ce séminaire pour les opérateurs écomiques de la zone.
Dans le cadre de la Politique Industrielle Commune de l’Afrique de l’Ouest (PICAO), sept secteurs industriels prioritaires ont été identifiés, notamment l’industrie agroalimentaire, le machinisme agricole, l’industrie des matériaux de construction, l’industrie des communications et de l’électronique, l’industrie pharmaceutique, l’industrie sidérurgique, ainsi que l’industrie automobile et les industries connexes.
Les avantages des normes adoptées pour la reconnaissance commune des activités ont été présentés aux participants que sont les industriels, les représentants des organisations patronales et des groupements spécialisés dans la transformation des produits agricoles.
« Les normes permettent aux entreprises de bénéficier de nombreux avantages, notamment la réduction des coûts de production grâce à une standardisation uniforme des méthodes et une bonne rationalisation dans la gestion des intrants. Elles permettent également la réduction des coûts post-production et des coûts de rappel. Les normes favorisent la satisfaction du client, car leur mise en œuvre exige de tenir compte des besoins, de la satisfaction et du bien-être des clients. De cette manière, les normes permettent de produire des biens qui répondent aux attentes du client et de lui fournir des produits sains, contribuant ainsi à fidéliser la clientèle. En outre, ces normes facilitent les échanges en raison de leur harmonisation, entraînant une réduction des barrières aux échanges, etc. », a expliqué M. KAFANDO.

Les participants ont salué l’initiative de la Commission de la CEDEAO de les réunir pour échanger sur des sujets cruciaux pour le développement économique de la sous-région. Ils ont également saisi l’occasion pour présenter à la Commission de la CEDEAO leurs attentes en matière de facilitation des échanges commerciaux.
« Je tiens à remercier la CEDEAO de nous avoir invités, en tant que secteur privé, à cet atelier. Je pense que c’est toujours intéressant d’associer le secteur privé à ce type de séminaires afin de pouvoir participer activement à toutes les décisions politiques prises au niveau régional. Ce cadre d’échanges nous a permis d’apprendre énormément sur ce que fait la CEDEAO pour que nous puissions nous développer et être plus compétitifs sur le marché, tant régional que continental. Les débats nous ont également permis d’évoquer les difficultés que nous rencontrons dans les échanges commerciaux d’un pays à l’autre. L’objectif de la zone CEDEAO est de permettre la libre circulation des biens, des services et des personnes, mais cela n’est pas encore une réalité. Nous faisons face à de nombreuses barrières tarifaires. Lors de ce séminaire, nous avons essayé de mettre ce problème sur la table afin que la Commission puisse être sensible à cette préoccupation et apporter des solutions concrètes, car nous avons d’importants enjeux de compétitivité », a souligné Lery Charge, représentant de la Fédération des organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest.
Pour le Conseil National du Patronat du Togo, représenté à ce séminaire par Glé Kossi Amétépé, la vulgarisation des normes et des règlements techniques de la CEDEAO est un enjeu crucial pour le développement des entreprises au sein de l’espace communautaire.
« Les pratiques habituelles ne nous permettent pas d’évoluer. Avec ces normes, je crois que nous serions plus performants et plus compétitifs », a confié à l’Agence de presse AfreePress, M. Glé également président du groupement des industries du Togo.
Raphaël A.









