Lomé, le 20 janvier 2026- (©AfreePress)- Réuni le jeudi 19 février 2026 sous la direction du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi, deux décrets et suivi une communication relative à l’inclusion financière au Togo, indique le communiqué ayant sanctionné les travaux.
Au titre des projets de loi, le gouvernement a adopté le texte portant réglementation de la microfinance en République togolaise. Cette réforme consacre la transposition dans l’ordonnancement juridique national de la loi uniforme adoptée le 21 décembre 2023 par le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
L’objectif, a expliqué le Conseil, est de corriger les insuffisances du dispositif actuel, notamment en matière de gouvernance, de gestion des risques de crédit, de contrôle interne et de fiabilité des systèmes d’information. Cette harmonisation devrait consolider la stabilité du secteur financier, renforcer la protection des usagers et garantir la conformité du Togo aux standards internationaux en matière de microfinance.
Au chapitre réglementaire, le Conseil a adopté un décret instituant la Direction de la protection des hautes personnalités et des institutions. Cette nouvelle entité, placée sous un commandement unifié, regroupera des éléments issus de la police nationale et de la gendarmerie nationale.
Dans un contexte marqué par l’intensification des enjeux sécuritaires et l’essor de la visibilité internationale du pays à travers l’organisation de rencontres d’envergure, cette réforme vise à rationaliser le dispositif existant, renforcer la coordination opérationnelle et professionnaliser davantage les missions de protection.
Le Conseil a également adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Institut géographique national du Togo (IGNT).
Cette réforme transforme l’ancienne direction générale de l’information géographique et de la cartographie en un établissement doté de l’autonomie administrative et financière. Elle répond aux exigences contemporaines en matière de production de données cartographiques fiables, de numérisation et de gestion territoriale. L’IGNT ambitionne ainsi de moderniser les outils de géolocalisation et d’accompagner les politiques publiques, notamment foncières et d’aménagement du territoire.
Au titre des communications, le Conseil a écouté une présentation relative à l’évolution de l’inclusion financière au Togo, dans le cadre de la Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF) 2021-2025.
Les performances enregistrées sont jugées probantes. En 2024, le taux d’inclusion financière est passé de 87,7 % à 89,04 %, plaçant le Togo au deuxième rang au sein de l’UEMOA. Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) a, pour sa part, octroyé plus de 1,9 million de crédits, pour un montant cumulé de 116,59 milliards de FCFA à fin octobre 2025.
Ces résultats ont contribué à l’atténuation des disparités sociales, au renforcement de la résilience des ménages et à la promotion d’une croissance plus inclusive. Toutefois, le gouvernement estime nécessaire de consolider ces acquis, notamment par une meilleure opérationnalisation de l’Observatoire de la qualité des services financiers du Togo et par un encadrement accru du secteur de la microfinance.
Le Conseil a ainsi pris acte du bilan de la SNIF 2021-2025 et validé le lancement du processus d’élaboration de la SNIF 2026-2030. Celle-ci devrait intégrer un programme spécifique en faveur des jeunes, la création d’un bureau d’innovation dédié à la fintech ainsi qu’un renforcement des mécanismes de gouvernance et de gestion des risques au sein des institutions de microfinance.
Olivier A.









