Lomé, le 21 octobre 2026-(©AfreePress)-Les coupures d’électricité enregistrées depuis le début du mois d’octobre à Lomé et dans plusieurs villes du Togo sont liées aux travaux de maintenance du gazoduc alimentant en gaz les centrales électriques. C’est ce qu’a indiqué le directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), Illagou Ayéva, au cours d’une interview diffusée le mardi 20 octobre 2026 sur la Télévision togolaise (TVT). Selon lui, un retour à la normale est attendu à la fin du mois d’octobre, à l’issue des travaux.
Cette opération de maintenance préventive intervient dans un contexte de fortes chaleurs, période durant laquelle la demande en électricité est particulièrement importante. D’après le responsable, les autorités auraient souhaité que les travaux soient réalisés en juin ou en juillet, lorsque les températures étaient plus modérées. Toutefois, les prestataires chargés de l’intervention n’ont pas pu réunir à temps les moyens matériels nécessaires, notamment en raison du contexte international.
Ces difficultés ont entraîné plusieurs reports du calendrier de maintenance, successivement annoncés par la CEET dans ses communiqués.
Des combustibles liquides pour maintenir la production
Pour limiter les conséquences de cette intervention sur l’approvisionnement en électricité, les autorités ont demandé à la CEET de maintenir ses centrales en activité en recourant à des combustibles liquides.
Cette solution permet de préserver une partie de la production électrique pendant l’indisponibilité du gaz, mais elle présente des contraintes. Selon Illagou Ayéva, les combustibles liquides sont plus coûteux et moins efficaces que le gaz utilisé habituellement pour faire fonctionner les centrales.
Pour illustrer la nécessité de cette intervention, il a comparé la maintenance des installations à la vidange périodique d’un véhicule, une opération indispensable, même si les centrales doivent continuer à fonctionner pour répondre aux besoins des populations.
Le directeur général a par ailleurs écarté l’hypothèse de délestages liés à une dette de la compagnie.
Une situation difficile à anticiper
Au sujet de la communication sur les coupures, Illagou Ayéva a reconnu les difficultés de la CEET à établir un calendrier prévisionnel fiable. Il a expliqué que la situation énergétique sous-régionale évolue rapidement, obligeant la compagnie à ajuster régulièrement son dispositif afin de réduire les interruptions du service.
« La situation évolue d’heure en heure », a-t-il déclaré, soulignant la complexité de la gestion de l’approvisionnement dans ce contexte.
Malgré ces contraintes, le responsable assure que les travaux devraient s’achever d’ici à la fin du mois d’octobre, conformément au calendrier annoncé. Les autorités ont également demandé la mise en place d’un dispositif de suivi afin de veiller au bon déroulement des opérations.
Albertine A.











